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Andy Murray, le joyau de la couronne!

TennisAddict le mag n°11 - Septembre 2013 | 01 Septembre 2013 à 8h00

Par Jérôme Fechter

Premier Britannique à gagner Wimbledon depuis Fred Perry en 1936, Andy Murray a frappé un grand coup. Celui qu'on appelera peut-être un jour Sir Murray – son premier ministre a proposé qu'il soit annobli - est devenu un héros outre-manche. Une victoire qui met sous la lumière des projecteurs un joueur énigmatique. Et pas toujours So British... Comme en témoigne sa formation sur la terre battue de Barcelone, où il décide de partir s'entraîner à l'âge de 15 ans, suite à une discussion avec son ami Rafa. L'Ecossais y développera un jeu de fonds de court complet, tout en variations. Aussi rageur sur le terrain que discret dans la vie, Andy cultive un certain mystère.

 

Non. Andy Murray ne sera pas le plus grand loser de l'histoire du tennis. Après quatre échecs en finale de Grand Chelem, l'Écossais a enfin été récompensé pour son talent. D'abord en décrochant l'or olympique aux J.O de Londres face à Federer, puis l'US Open 2012 et le sacre ultime à Wimbledon contre Novak Djokovic cette année. Murray ne sera pas le nouveau Poulidor du tennis, ni un second Tim Henman.

 Murray a fait explosé la hiérarchie du Big 4

 

Un petit cataclysme sur le circuit. Voilà ce qu'a réalisé Murray en entrant dans le club très fermé des vainqueurs de Grand Chelem des années 2000-2010. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder une statistique proprement hallucinante : depuis 2006, tous les tournois majeurs avaient été remportés par Federer, Nadal et Djokovic, à une exception près, l'US Open 2008, gagné par un trouble-fête : Juan Martin Del Potro. Il faut même remonter à 2003 pour trouver un autre vainqueur au palmarès de Wimbledon.  En un mot, il a fait explosé l'ordre établi du Top 4 ou Big Four, qui regroupe les quatre meilleurs joueurs de tennis au monde, ceux qui vivent définitivement sur une autre planète.

Bye Bye Fred Perrry

Il est surtout le premier Britannique à soulever le plus prestigieux trophée du monde chez les messieurs depuis Fred Perry en 1936 (1), « le premier à gagner en short ! » comme l'écrit avec humour le New York Times. Murray a mis fin à une interminable attente. Les experts ajouteront même qu'il est le premier Ecossais à gagner.... depuis 1896. Un événement. Au point que certains comme le premier ministre David Cameron ont proposé de l'annoblir. Comme Bradley Wiggins l'a été après sa victoire sur le Tour de France.   

Mal-aimé avant d'être un héros

Sur le gazon anglais, Andy a gagné dans une ambiance survoltée, façon Coupe Davis. Au rythme des rebondissements – il a été mené 4-1 dans le deuxième set et 4-2 dans le troisième – la tension est montée sur le Centre Court. Avant l'explosion de joie finale. Mais Andy n'a pas toujours eu les faveurs du public anglo-saxon.  Sujet à de violents accès de colère sur le court, l'enfant du pays a récolté le surnom d'Angry Murray (Murray le colérique), mais sans les frasques, volontairement ou involontairement drôles d'un John Mc Enroe ou d'un Goran Ivanisevic. Peu enclin à haranguer la foule, discret dans la vie, ce talent précoce n'est pas un showman né. Un relatif désamour qui s'explique peut-être aussi en partie par ses origines écossaises. Petit flashback : questionné lors de la coupe du monde de football en 2006, il lâche qu'il supportera n'importe quelle équipe sauf l'Angleterre ("anyone but England"). Rien moins qu'une pointe d'humour, sur fond de rivalité bon enfant. Mal interprétée, et surtout montée en épingle par une presse britannique tabloïd dont on connaît les habitudes... la blague fera un flop et sera considérée par certains comme un commentaire agressif, un manque de patriotisme insulaire. En 2009, le quotidien anglais «Le Guardian» évoquait ainsi un déficit d'affection du public comparé au soutien reçu par Tim Henman, moins titré que lui mais entouré de «Henmaniacs».   

Le public britannique conquis par ses larmes

Le déclic semble avoir eu lieu lors de sa défaite en finale de Wimbledon 2012 contre Roger Federer. Ce jour-là, le Royaume-Uni retient les larmes versées, lors de son quatrième échec consécutif en Grand Chelem. Emu, Andy Murray craque littéralement lors du discours de remise des prix. « Ils se sont rendus compte de ce que ça représentait pour lui. Il a fallu qu'il pleure pour que les gens se disent : 'wouah il a un cœur, c'est une âme sensible'...», analyse Tim Henman dans un long documentaire diffusé sur la BBC en juin dernier (2), peu avant son sacre.  Cette volonté de remporter le tournoi, un tempérament de compétiteur né, mais aussi cette sensibilité apparaissent comme les 2 fils rouges du documentaire. Un film qui revient aussi sur son histoire. Originaire de la petite ville de Dunblane, l'existence de la star est d'abord marquée par une véritable tragédie. Le 13 mars 1996, un déséquilibré pénètre dans le gymnase de son école, armé de quatre pistolets. Il tue 16 enfants et leur institutrice, avant de retourner l'arme contre lui. Ce jour-là le petit Andy, âgé de 8 ans, était en train de se rendre à la salle de sport où se produit l'assaut quand, alerté par le bruit, des adultes l'ont écarté de la scène.  D'autant plus traumatisant que la famille connaissait le tueur, sa mère l'avait même plusieurs fois pris en stop... Questionné sur le sujet dans le documentaire, l'Ecossais, qui revient pour la première fois sur l'événement ne peut contenir son émotion et finit sa phrase en sanglots :  «  À l'époque, vous n'avez pas idée à quel point quelque chose comme ça est difficile... il y a seulement quelques années que j'ai cherché à savoir... ». Fin de citation.Fils d'une ex-joueuse professionnelle, aujourd'hui capitaine de l'équipe de Fed Cup outre-manche, frère d'un excellent joueur de double, Andy Murray a eu des résultats précoces, comme quasi tous les grands champions. A 12 ans, il gagne ainsi l'Orange Bowl. À 15 ans, une discussion avec Nadal changera le cours de sa jeune carrière. Ami du futur roi de Roland Garros, avec qui il a coutume de faire des sessions de playstation, il apprend qu'il s'entraîne sur terre battue avec Carlos Moya, numéro un mondial à l'époque. Andy insiste alors fortement auprès de sa mère pour quitter l'Ecosse. Il aterrira peu après à Barcelone.  Si Andy Murray sait aujourd'hui tout faire, ou presque, il le doit en partie à la terre rouge de Barcelone. Entraîné avec des adultes avec lesquels il ne pouvait rivaliser en puissance, il raconte qu'il s'est alors obligé à varier et à ne jamais donner deux coups similaires à jouer à son adversaire. Faculté d'adaptation sans cesse travaillée, qui deviendra la signature du champion. Un jeu qu'on pourrait qualifier de 'junk tennis" comme on parle de junk food pour désigner la malbouffe, reconnaît-il, en raison de sa capacité à contrer et faire déjouer ses adversaires, plus qu'à faire le jeu. Mais qui se révèle terriblement efficace face aux monstres du circuit.  

Lendl pour coach

Pour passer l'étape ultime, Murray s'est octroyé les services d'un autre citoyen du monde, Ivan Lendl. Comme lui, le Tchécoslovaque devenu Américain a perdu ses trois premières finales...avant d'en remporter huit. L'association a donc payé. Outre son expérience, Lendl lui a apporté un plus en terme de mental. « Il n'est pas très émotif sur le court. Or c'est quelque chose que j'ai travaillé depuis des années : maîtriser mes émotions. », commente Murray lors d'une interview pour la télévision. Deux gros bosseurs (la qualité la plus importante chez Murray d'après Lendl), les deux hommes seraient aussi deux gros blagueurs, dont les histoires drôles ne peuvent être racontées en public, d'après eux... On imagine, ou pas !  

Le pince sans rire

Andy Murray a poutant des allures d'enfant du pays, avec son humour pince-sans-rire et un sens de l'autodérision propre à nos voisins d'outre-manche. On le voit ainsi dans des sketchs  pour la télé anglaise où des enfants lui demandent de tirer la tronche  pour avoir une photo authentique avec lui. Comprendre : s'il sourit ce n'est pas lui !  Au final, de Murray dans la vraie vie, on connaît finalement peu de choses. Hormis quelques passions comme la boxe, son sport préféré – il confie avoir lu et vu de nombreux films sur Mohammed Ali, l'une de ses idoles – son amour des chiens, qu'il évoque parfois au détour d'une interview ou sur Twitter... pas grand-chose de plus. « Les paparazzis nous trouvent ennuyeux », confient Andy et sa petite-amie Kim Sears à la BBC. Nadal, lui, le décrit ainsi : « C'est un gars bien, quelqu'un de normal, qui n'a pas changé après avoir enchaîné les victoires » (3). Une connaissance de toujours, comme Djokovic. Face à eux, il tentera de devenir demain, le premier sujet de sa majesté à se hisser au rang de numéro un mondial.

Retrouver l'intégralité de cette interview ainsi que les TENNISADDICT AWARDS 2013 dans le TENNISADDICT LE MAG N°11.

Disponible via l'abonnement annuel 2013 en version numérique et/ou papier (à partir de 5€) !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Jérôme Fechter


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