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ENTRETIEN AVEC ERIC BABOLAT

TennisAddict le mag n°2 - Septembre 2010 | 01 Septembre 2010 à 8h00

Par florent godard

BABOLAT EST UNE ENTREPRISE FRANCAISE, BASÉE À LYON, QUI VIENT DE FÊTER SES 135 ANS. ERIC BABOLAT, SON ACTUEL PDG, INCARNE L'ESPRIT D'INNOVATION QUE CETTE ENTREPRISE FAMILIALE PERPÉTUE DEPUIS 5 GÉNÉRATIONS. IL A RÉPONDU À NOS QUESTIONS... 

L'HISTOIRE 

TENNIS ADDICT : Quelle est votre plus grande fierté dans l'histoire de BABOLAT ? 

ERIC BABOLAT : Notre plus grande fierté est d'exister avec le tennis depuis qu'il a été crée, et d'évoluer avec les joueurs dans leur passion du jeu, que ce soient les joueurs de clubs ou les plus grands champions. 

TA : Quelle est la valeur la plus importante de votre culture d'entreprise ? 

EB : La passion de l'innovation. Babolat est née dans l'innovation avec le cordage de tennis. Il y a toujours eu dans notre entreprise un état d'esprit innovant, de remise en question permanente afin de mieux répondre aux attentes des joueurs. 

TA : Alors que Babolat ne produisait au départ que des cordages,votre père et vous-même avez lancé des raquettes, puis des chaussures, du textile, et à présent des balles. Babolat a su devenir très crédible rapidement sur ces nouvelles familles de produits. Quel est votre secret ? 

EB : Notre plus grande force est que nous sommes entièrement dédiés à notre sport : nous vivons pour et par le tennis. Cette implication nous permet d'être en observation constante du jeu, ainsi que des joueurs. Cela nous permet de créer des produits adaptés aux besoins des pratiquants. 

TA :  Quels sont les challenges qui restent à relever ? 

EB :  Faire mieux sur tous les sujets. Le cordage VS en est un bon exemple. Ce cordage, qui est sorti dans les années 1920-1930, était le meilleur cordage en boyau à l'époque. Aujourd'hui, c'est toujours le meilleur cordage en boyau, alors qu'il n'a plus rien à voir avec le cordage d'origine. 

L'INNOVATION...

TA : Comment est structuré votre pôle R&D ? 

EB : Les équipes de recherche et développement - une douzaine d'ingénieurs - sont basées à Lyon. Nous avons des leaders par famille de produits, mais également des experts qui sont plus liés à des technologies ou à un savoir-faire particulier (spécialistes du composite, de la chimie ou du textile). Cela nous permet d'avoir une expérience croisée entre nos différentes familles de produits. 

TA : Comment voyez-vous évoluer l'innovation dans le matériel de tennis dans les années à venir ? 

EB :  L'innovation est liée à l'évo- lution du jeu et de la pratique. Par exemple, la vitesse de jeu augmente. Pour cela, on s'appuie sur des évolutions technologiques qui peuvent être liées aux matériaux ou bien à la structure même des produits. Ainsi, avec l'Aeropro Drive, le caractère innovant réside dans son aérodynamisme. Mais l'innovation n'est pas uniquement technologique. Par exemple, nos raquettes enfants ont deux petits yeux sur le bord du cadre, pour que les enfants pensent à tenir leur raquette en l'air en attendant la balle plutôt que de la laisser tomber le long du corps. 

TA : Quelle est la prochaine évolution technologique que Babolat apportera sur le marché ? 

EB :  Les prochaines innovations et nouveaux produits devraient arriver en début d'année prochaine durant l'Open d'Australie. On va surtout capitaliser sur tout ce qu'on a fait cette année. Nouvelle raquette Aeropro Drive, nouveau cordage RPM blast. Ce cordage était encore un prototype il y a quelques mois et cartonne aujourd'hui. On travaille aussi sur l'ergonomie des grips, ainsi que sur des chaussures qui permettent de courir encore plus vite sur la balle. 

TA : La Pure Drive a été élue ra- quette de la décennie. Qui en a eu l'idée ? 

EB : La Pure Drive appartient à la première génération des raquettes Babolat qui sont arrivées en 1994. Aujourd'hui, on en est à la 6ème génération. C'est un produit qui a une histoire intéressante. Au départ,  cette raquette a été conçue pour une pratique féminine, très polyvalente et très légère, qu'on ne destinait pas à la compétition. Il s'avère qu'elle a été adoptée très vite par des joueurs qui avaient des nouveaux types de jeu, très rapides, avec des préparations très courtes. C'est ainsi que Carlos Moya gagne Roland Garros avec la Pure Drive ! Aujourd'hui, elle équipe aussi bien Andy Roddick et Kim Clijsters que la génération montante comme Agnieszka Radwanska. 

TA : Certains pensent que ce genre de raquette a tué la variété du jeu ? Que leur répondez-vous ? 

EB : C'est une raquette qui permet de servir à 250 km/h, mais avec laquelle on peut aussi apprendre le tennis. Ce n'est pas la raquette qui a tué la variété du jeu, mais c'est le jeu qui a évolué. Aujourd'hui, avec les préparations physiques,  les joueurs sont de plus en plus rapides et frappent de plus en plus fort. Le jeu s'est accéléré, et il est plus compliqué de monter au filet. 

LE PRODUIT DE LÉGENDE...

TA :  Le cordage VS a été utilisé par les plus grands : de Suzanne Lenglen, Lacoste, Cochet, à Arthur Ashe, Bjorn Borg, Yannick Noah, Pete Sampras. Pourquoi les joueurs PRO ne jouent-ils-plus en 100% boyau ? 

EB :  Il y a d'un côté le boyau naturel qui a une élasticité et une puissance inégalées. Et d'un autre côté le monofilament qui est très résistant, très raide, et qui permet d'imprimer plus d'effet à la balle. La tendance d'aujourd'hui, c'est le meilleur des deux mondes, la combinaison qu'on trouve avec les cordages hybrides, qui permettent d'associer l'énergie donnée par le boyau, à la résistance et l'effet de balle des monofilaments en polyester. Souvent, les joueurs de club pensent que le boyau n'est pas fait pour eux, et qu'il a disparu avec la raquette en bois. Au contraire, lorsqu'on ne change pas son cor- dage toutes les semaines, le boyau permet de garder beaucoup plus longtemps la tension à l'inverse des monofilaments dont la ten- sion se dégrade très rapidement. Ceux qui y ont gouté ne veulent pas revenir en arrière, le tout, c'est d'y goûter ! 

Par florent godard


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