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« Rien ne vaut la Coupe Davis »

Jacques Vacca, 59 ans, francilien, chef de projet informatique et l'un des piliers de l'association des supporters des équipes de France de Tennis (ASEFT) nous décrit son asso et nous parle de l'émotion « unique » propre aux rencontres de Fed Cup et de Coupe Davis.

 

 

 

 

Une association de « supporters » parmi les « spectateurs » c'est quelque chose de plutôt rare dans le tennis. En existe-t-il d'autres en France ?

« Non, nous sommes les seuls. C'est même quelque chose d'assez unique dans le monde. Il existe une grande association de supporters en Australie mais elle est multisports. Hormis ça, les Suisses sont bien organisés, les Hollandais et les Américains aussi et les Tchèques s'y mettent. Mais c'est à peu près tout. À ma connaissance, des grands pays comme l'Allemagne ou l'Espagne n'en ont pas.

Ce qui explique que les spectateurs locaux sont parfois surpris de nous voir arriver en groupe de 50 à 400 personnes, en encourageant les joueurs avec nos chants, le mégaphone, le djembé etc. C'est un petit avantage pour l'équipe de France, quand on réfléchit bien. »

 

Combien coûte un déplacement sur un weekend de Fed Cup ou de Coupe Davis ?

« Cela varie bien sûr en fonction des distances. Pour le premier tour de Coupe Davis à Toulon, par exemple, il faut compter environ 300 euros le weekend.

Par comparaison, en 2005 à Moscou il fallait débourser entre 600 et 700 euros par personne. En 2008,  480 euros (en auberge de jeunesse) ou 575 euros (en hôtel) pour la Roumanie et à peu près 1000 euros par personne pour le déplacement de cinq jours à Winston-Salem aux Etats-Unis.

Ces prix comprenant le vol sur lignes régulières, les transferts aéroport – hôtel – aéroport, la billetterie, l'hébergement avec le  petit déjeuner, les taxes et frais de visas, l'assistance et l'assurance rapatriement, mais sans les faux frais et les repas, bien sûr. »

 

Le statuts de club de supporter vous donne-t-il droit à des avantages ?

« Nous avons des places à des tarifs préférentiels pour Roland Garros et Bercy : des places de catégorie 2 au prix de la catégorie 3 par exemple.

Et lors des longs déplacements, la fédération paie généralement tout ou partie des billets, soit en offrant des places ou en donnant des subventions, nous avons aussi des aides de la BNP etc. »

 

Avez-vous l'occasion de rencontrer les membres de l'équipe de France ?

« Oui, il y a toujours un petit cocktail le dimanche soir, organisé par la Fédération française ou celle du pays d'accueil, qui réunit une centaine de personnes en moyenne et qui regroupe supporters, entraîneurs, officiels et joueurs. 

On discute un peu avec eux. Une fois par exemple, après une défaite à Moscou, on a demandé aux joueurs comment allait Paulo. On essayait de les réconforter un peu. J'ai aussi demandé à Richard si ça allait, si on en faisait trop ou pas assez.

En général, ça ne va pas plus loin. On ne veut pas les harceler non plus, les joueurs sont assez sollicités et encore dans leur match.

En revanche, on peut aborder les membres du staff plus facilement. Notamment, pour demander à Guy Forget ce qu'il a pensé de la rencontre, s'entretenir avec Jean Gachassin, le président de la fédération, Paul Quetin le préparateur physique, le cordeur etc.

Avec eux on a des infos. Ils nous éclairent sur le matchs, notamment Guy Forget qui analyse bien tactiquement. Ceux qui sont bien classés et intéressés par la technique peuvent avoir des discussions pointues.

Il y a aussi des rencontres plus « informelles »…

Oui (sourire). Je me souviens notamment de quelques sorties en boîte de nuit. À Moscou, on a dansé avec Mary Pierce et Amélie Mauresmo après leur victoire...et la dernière fois, c'était avec l'équipe de Coupe Davis à Bucarest. C'était vraiment amusant, il y avait même Nastase ! »

 

Que faites-vous en dehors des matchs et des cocktails ?

« Un weekend de Coupe Davis ou de Fed Cup ce n'est pas uniquement les rencontres ! Lors de chaque déplacement, dès l'arrivée à l'hôtel, on organise un pot d'accueil avec les nouveaux adhérents. On s 'amuse à afficher les noms ou les surnoms de chacun sur les portes avec la photo d'un joueur célèbre. Le samedi soir on trouve un resto et on fait une soirée jeux, chants etc.

Il arrive même qu'on fasse la fête avec les supporters adverses. À Masstricht, par exemple, on a dansé avec les Hollandais. Il y a avait un DJ aux abords du court !

Lors des déplacements l'ASEFT prévoit aussi régulièrement des extensions de séjours, de quelques jours voire une semaine, pour visiter les villes et les pays que l'on traverse. Des voyages organisés ont notamment eu lieu en Chine et à St Petersbourg. On prévoit aussi des extensions d'une semaine pour des visites libres lors de certains déplacements comme à New York. »

Vous n'allez pas que sur les matchs de Coupe mais aussi sur les tournois français et internationaux, y compris les Grands Chelems, quelle est votre compétition préférée ?

« La Coupe Davis et la Fed Cup. Sans hésitation. Ce sont des moments forts, parfois même dramatiques. C'est comme voir cinq Hitchcock en un weekend. Il y a dans les gradins une intensité qu'on n'imagine même pas ! Quand vous regardez autour de vous et que vous voyez 150 personnes en train de pleurer les yeux rivés sur le court, ça vous marque pour longtemps …. Tant qu'on ne l'a pas vu, on ne peut pas comprendre. 

Ce sont des sensations qu'on ne rencontre guère ailleurs, excepté lorsqu'un Français va loin dans un grand tournoi ou accomplit un exploit comme ce qu'a réalisé Benneteau contre Federer à Bercy. Dans ces situations-là, on tisse des liens très forts entre nous. Après cela, les retrouvailles et nos fêtes sont toujours particulièrement appréciées et les "aux revoirs", à la fin des rencontres, bien tristes… »

 

 

Propos recueillis par Tennis Addict, Florent Godard
 

Par vanessa fechter


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