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La préparation mentale

TennisAddict le mag n°17 - Septembre 2015 | 16 Septembre 2015 à 8h00

Par Jérôme Fechter

Sport psychologique par excellence, le tennis peut s'avérer grisant mais aussi très frustrant quand tout ne fonctionne pas comme prévu. Quelques conseils pour que la compétition soit aussi synonyme de plaisir et de progression.

Le joueur de tennis est livré à lui-même

N'ayant pas le droit d'être coaché sur un court, sauf lors des matchs par équipes, ou remis sur les bons rails à la mi-temps, le joueur (ou la joueuse) doit effectuer un travail important avant la rencontre. D'autant plus que le temps de jeu effectif sera en moyenne d'une vingtaine de minutes sur 1h30 de match. Autant de moments où le cerveau vagabonde, échafaude des scénarios, s'agace, jubile.

Dominer les pensées parasites

«La compétition a certaines règles et des exigences qui en découlent. Donc avant de rentrer sur le court lors d'un match à enjeu, il convient d'identifier son premier adversaire qui n'est personne d'autre que soi-même et plus précisément ces fameuses pensées parasites, explique Makis Chamalidis psychologue du sport, rattaché depuis 1997 au centre national d'entraînement à Roland Garros (www.championdanslatete.com). Elles n'ont qu'une idée en tête, c'est de nous déconcentrer pour nous faire voyager dans le futur («si je gagne/si je perds») ou dans le passé («si j'avais transformé la balle de break»)». Du coup, on se rend compte que parfois il se joue autre chose qu'un simple match de tennis comme par exemple la peur de décevoir, l'envie de trop bien faire, la peur de subir encore la loi de sa bête noire. Ces pensées sont en partie légitimes mais il convient de savoir les mettre de côté pour être dans le moment présent. D'où l'intérêt de savoir identifier ces pensées parasites. Elles commencent souvent par «il faut», «je dois» ou «normalement...». Contrairement à notre système immunitaire qui lutte efficacement contre des microbes ou des virus, notre tête n'a rien prévu pour évacuer ces pensées nuisibles. Il faut alors un effort conscient pour s'en détacher.

Ne pas se focaliser sur le classement de son adversaire

Même si la culture tennistique est basée sur la «perf» et la «contre» (performance), cela évite de se mettre trop de pression face à un bon classement ou de stresser si l'on est en difficulté face à un joueur moins bien classé. De manière générale, jouez tous les adversaires de la même manière, même si leur jeu peut nécessiter quelques adaptations. Il n'y a pas de grands ou de petits adversaires.

Se concentrer sur le jeu

Dans les moments où l'on n'est pas très lucide, le joueur a besoin de s'accrocher à des choses simples plutôt qu'à des notions trop larges et galvaudées comme par exemple «concentre-toi» ou «fais-toi plaisir». Il est question de bien faire les choses simples et de repartir en pensant à bien appliquer les fondamentaux (bouge tes jambes, fais attention à ton lancer de balle au service, prépare tôt, prends ton temps entre deux échanges...). 

Préparer sa tactique, s'appuyer sur ses points forts

Pour avoir des repères, notez sur une feuille tout ce qui dépend de vous. Le stress vient en partie de situations nouvelles. Le sentiment d'incertitude quant à l'attitude à adopter se fait alors sentir. Il est donc utile de se rappeler ce qu'on peut encore contrôler. En fonction de sa forme du moment, des conditions de jeu, de l'adversaire, de la surface, il convient aussi de définir la bonne tactique. Par ailleurs, le fait d'utiliser ses points forts, notamment lors des moments clés permet de ne pas trop réfléchir.

Ecrire ses mots clés

«À chaque fois que vous en ressentez le besoin, prenez le temps avant d'entrer sur le court de sélectionner le ou les mots-clés que vous voulez avoir en tête pendant le match et écrivez-les sur un support où vos yeux se poseront forcément en cours de partie : votre main, un papier, votre bouteille d'eau, votre grip, etc, conseille Antoni Girod, Professeur de Psychologie appliquée à la Faculté des Sciences du Sport de l'Université de Montpellier (www.tennismental.com). Ainsi, en cours de match, même si la pression fait son apparition, même si le stress vous fait alors perdre la mémoire et la lucidité, il vous suffira d'un rapide coup d'œil pour vous remettre sur le bon chemin et retrouver votre maîtrise mentale».

Suivre ses routines

«Sans pour autant faire du copier-coller par rapport à ce que mettent en place d'autres joueurs, il est conseillé de se créer ses routines», estime Makis Chamalidis (faire rebondir la balle X fois, sautiller avant le retour, bien respirer avant de servir, etc). Une routine qui a du sens pour le joueur permet de se ressaisir, de gagner du temps et elle s'applique indépendamment du déroulement du score : point gagné ou point perdu, cela ne change rien, la routine devient plus forte que les émotions. Une sorte de match va alors s'engager entre l'application de mes routines et mes frustrations. 

Anticiper certains faits de jeu

Certaines situations sont quasi-programmées, encore faut-il avoir prévu une réaction adéquate. Qu'est-ce que j'ai prévu au cas où je suis en train de conclure contre un joueur beaucoup mieux classé que moi? Si je rate deux fois de suite mon coup droit? Au cas où mon adversaire demande une pause pipi? À force de visualiser régulièrement les bonnes réponses, le cerveau enregistre l'attitude à avoir et peut la ressortir même dans des moments où on a l'habitude de baigner dans sa frustration. 

Prendre du plaisir sur le court

Sourire n'est pas interdit pendant un match ! Se moquer de soi-même après une grossière erreur et congratuler son adversaire, après un point de toute beauté ou un bon parpaing, peut également amener à se détendre. Pour prendre du plaisir, il faut aussi identifier de quel plaisir on parle : du simple plaisir de taper la balle, du plaisir éprouvé dans la souffrance d'un match difficile, de faire le dos rond, d'appliquer les consignes du coach ? Mais surtout, il faut développer le plaisir de savoir gagner sans évoluer à son meilleur niveau. Car prendre son «meilleur niveau» comme point de référence n'a pas de sens, vu qu'on ne l'atteint pas plus que 2-3 fois par an. Dans ce cas, on va donc se situer dans la frustration permanente. Au contraire, si l'on apprend à bien «mal jouer», c'est-à-dire accepter que tout ne soit pas parfait et que les bonnes sensations ne viennent pas tout de suite, on risque de devenir un compétiteur beaucoup plus redoutable. 

Par Jérôme Fechter


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