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"Physiquement, les joueurs ne seront pas prêts pour l'Open d'Australie"

 

 

La fin de saison a été marquée par les blessures. Comment l'expliquez-vous ? Fatigue, surfaces trop contraignantes…

« C'est vrai qu'on a vu beaucoup d'abandons à Paris-Bercy et sur les tournois précédents, notamment à Bâle et à Valence. Il y a eu une véritable hécatombe avec les blessures de Murray, Tsonga, Simon…
Cette année la saison a été décalée et plus longue d'environ 15 jours. Relation de cause à effet ? Je ne sais pas.
La surface y est pour quelque chose. Sur dur, les joueurs ressentent des blocages dus aux changements de direction violents. Le pied se bloque, et comme souvent les chevilles sont strappées ça remonte directement au genou. Mais cela cause également des microtraumatismes. Les joueurs finissent par souffrir de cartilages qui s'abîment, de dérangements articulaires, de disques qui se déshydratent. Des problèmes qu'on remarque moins. Pourtant des joueurs ont fini usés à cause de microtraumatismes répétés sur le long terme. Notamment André Agassi, qui aimait jouer sur dur. Il n'a jamais eu de blessures provoquant de longues périodes d'arrêt mais a payé ses efforts en fin de carrière. »

 

Une surface qu'on rencontre aussi en Australie…

« La surface de l'Open d'Australie est une surface à risque. C'est l'une des plus contraignantes. Elle ne laisse pas ou très peu la possibilité de glisser donc de réduire l'impact. Le pied s'enfonce un peu dans la surface et se bloque presque totalement, c'est même pire qu'à l'US Open. Je l'ai vu en 2007, avec Paul-Henri Mathieu qui s'est fait une entorse de la cheville malgré un strap ! Souvenez-vous également de Jelena Dokic à son retour en 2009 lors du même tournoi, qui s'est fait une entorse alors qu'elle menait au 3e set. »

                                voir la vidéo

 

Quel est le meilleur moyen de prévenir les blessures ?

« Avec une bonne préparation physique pour que le corps soit prêt à encaisser la surface. Vous prenez quatre semaines, la première vous ne faites pas de tennis mais une préparation physique générale, footing, vélo, fractionné, puis vous enchaînez avec de la musculation et un travail préventif avec le kiné, Même un joueur amateur doit faire cet effort, en faisant un peu de vélo, de footing ou de stretching, pour avoir une pratique sportive équilibrée. Il faut aussi travailler les muscles peu développés ou déséquilibrés quand on fait du tennis. »

 

Faut-il en conclure que la préparation physique des joueurs est insuffisante ?

« Le problème c'est qu'ils n'ont pas assez de temps pour récupérer et effectuer ce travail de fond. Roger Federer peut se permettre de s'arrêter quasiment un mois et de se reposer avant d'effectuer cette préparation. Pour ceux qui sont obligés d'enchaîner pour conserver leur classement ou accumuler les gains c'est différent. Quand on a trois semaines devant soi on peut faire du cardio, de la musculation, du travail préventif et enfin un travail spécifique au tennis, ça change tout ! »

 

Doit-on s'attendre à des pépins physiques en série dans quelques semaines à Melbourne?

« Les joueurs ne seront pas prêts à l'Open Australie. Et ils s'en plaignent beaucoup. Le tennis est le seul sport où il n'y a pas vraiment de période de vacances où l'on peut réellement se reposer et effectuer la préparation nécessaire. C'est souvent pour cela qu'il y a des surprises. »
 

 

 

Ana Ivanovic se fait bander la cheville après une mauvaise chute lors du premier tour de l'Open du Qatar en 2008.


 

Propos recueillis par Florent Godard

 

Du même dossier:

"Les blessures sont plus fréquentes sur dur"
Entretien d'Ivan Prothoy, docteur en médecine du sport (polyclinique des Alpes du Sud -Gap)

 


 

"C'est l'adhérence qui pose problème"
Entretien de Philippe Lacroix, médecin officiel du Grand Prix de tennis de Lyon depuis 2007

 

 

 

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Par vanessa fechter


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