Newsletter Notre magasin partenaire r Le tournoi des 4eme series
X

CONNEXION

Déjà inscrit(e) ?



Mot de passe oublié ?

Si vous souhaitez vous inscrire


Créer un compte

Conformément aux dispositions de la loi dite Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 modifée, vous bénéficiez d'un droit d'accès, de rectification et de suppression des données qui vous concernent recueillies via ce formulaire. Vous pouvez à tout moment exercer ces droits auprès de : TENNISADDICT-YAMS – 2 rue de la nuée bleue – 67000 Strasbourg ou de la page gestion de votre compte.

LE MAGAZINE DU MATÉRIEL DE TENNIS

CHAUSSURE

S'ABONNER

RAQUETTE

actu

Pourquoi Nadal est imbattable

Quasi intouchable sur terre battue lorsqu'il n'est pas blessé, Rafael Nadal impose aujourd'hui son jeu sur toutes les surfaces. Une domination qui ne s'explique pas seulement par son physique incomparable... Analyse.

 

 

1) Un physique hors du commun

C'est la première raison qui vient à l'esprit, tellement la tenacité et la capacité de l'Espagnol à toujours renvoyer la balle est impressionnante. Interrogé par Tennis Addict sur les raisons pour lesquelles les joueurs ont progressivement allégé leur matériel, Arnaud Di Pasquale évoquait récemment la longueur du calendrier qui épuise les organismes...et le facteur Nadal : « L'arrivée de Nadal a vraiment rehaussé le niveau,explique-t-il. Après sa victoire à Indian Wells en 2010, Ljubicic a confié qu'il avait dû se remettre à travailler physiquement pour être à nouveau compétitif sur le circuit.. Même Federer cherche à progresser dans ce domaine ».

 

2) Une frappe lourde (20% de lift en plus)

D'après une étude rendue publique par le quotidien USA Today en 2008, le coup droit de Rafael Nadal génère 20% de lift en plus que des joueurs comme Roger Federer ou Andy Roddick (3300 rotations par minutes pour être précis). Rien de surprenant pour un Espagnol, si ce n'est que la vitesse de balle associée à un tel effet la rend extrêmement lourde.
« Par le passé, d'autres gars frappaient comme lui [ndlr :Bruguera par exemple] et mettaient beaucoup de lift dans leur balle. La sienne est à la fois rapide et lourde. La combinaison des deux est fatale », explique Patrick McEnroe, ancien capitaine de l'équipe américaine de Coupe Davis et spécialiste tennis pour la télévision outre-atlantique.


3) Un mental d'acier

« Sur ses 106 derniers matchs disputés en Grand Chelem, Rafael Nadal n'en a perdu qu'un seul après avoir remporté le premier set.» Une statistique sans appel, ou presque, diffusée à la télévision américaine lors de la finale de l'US Open 2010 ... après la perte de la première manche par Novak Djokovic. De quoi déprimer tous les fans du joueur serbe, même si, par définition, les statistiques ne génèrent aucune loi.


Les chiffres soulignent, cependant, la qualité du mental du Majorquin. Certes, le combat physique devient difficile avec un handicap d'un set, mais cela prouve que Nadal parvient presque toujours à maintenir son adversaire la tête sous l'eau d'un bout à l'autre de la rencontre et sans jamais rien lâcher. Quand bien même la confiance et la répétition des succès pourrait l'inciter à la facilité. Pour information, le dernier à avoir réussi l'exploit de remonter un set de retard face à lui et en Grand Chelem s'appelle David Ferrer (victoire 6-7 (3), 6-4, 7-6(4), 6-2)...c'était à l'US Open 2007. Concentré du premier au dernier point, pour une finale comme pour un premier tour de tournoi ATP face à un qualifié, le mental de Nadal est à la hauteur de son physique.

 

 4) Toujours en progression

Tout autant que son physique et son mental, la faculté d'adaptation innée du joueur force le respect. Acclamé comme le « Roi de la terre » au début de sa carrière, Nadal n'a jamais voulu se contenter d'être un spécialiste de la terre battue comme beaucoup de ses compatriotes. Il annonce tout de suite la couleur. Quand on lui demande quel tournoi il convoite le plus, il répond : « Wimbledon, car c'est le plus difficile à gagner pour moi ». Bien aidé par le ralentissement de la surface au fur et à mesure des années, mais pas par le rebond, toujours très bas, il se hisse en finale du tournoi dès sa troisième participation. Avant de remporter le titre en 2008, face au maître des lieux, Roger Federer, au terme d'une finale épique.


Pour s'imposer en Angleterre puis à l'US Open, le tournoi le plus compliqué pour lui (car aujourd'hui le plus rapide), il a dû s'employer pour faire évoluer son jeu.


Facteur clé de sa réussite américaine, son service a notamment connue une amélioration constante. Image marquante, en finale du tournoi, lorsque Djokovic ose une incursion à 15-30, 5-4 sur le service de l'Espagnol, Nadal sort trois gros services (deux aces et un service gagnant) pour se sortir d'une situation tendue. Sans savoir pourquoi, si ce n'est grâce à la confiance, il avouait avoir un service « plus rapide que jamais ».


Calculé sur les quatre premiers matchs de l'US Open, le constat est parlant. En un an, sa vitesse moyenne en première balle a augmenté de 12mph, soit 19,4 km/h de plus qu'en 2009 (191,5km/h contre 172,1 l'an passé en première balle, et 143,2 km/h contre 138,4 en deuxième).

Cette année, il a même servi à 217,2 km/h, quand il plafonnait à 198 un an auparavant. Avec un meilleur service, moins de risque d'être attaqué sur son revers en retour. Un revers qu'il voulait aussi améliorer pour ne pas avoir à le contourner et à ouvrir le court à son adversaire sur son coup droit.


Derrière le champion, son oncle et entraîneur Toni Nadal, l'a toujours poussé à s'adapter. En le faisant jouer en coup droit avec son bras gauche.... alors qu'il était droitier*, en le faisant jouer sur des courts peu entretenus pour l'habituer aux faux rebonds, en lui faisant faire évoluer sa prise de service etc. etc.
Plus complet, Nadal impressionne dans dans tous les secteurs du jeu, et même les meilleurs de ses pairs : « C'est l'un des meilleurs vollyeurs au monde à l'heure actuelle », dixit John McEnroe lui-même !

 

5) Un modèle de précocité.

En avance sur son Roger au même âge

Et l'Espagnol, n'a pas fini de progresser, car il est même en avance sur son temps. En 1999, Agassi devenait le premier depuis Rod Laver à réaliser le Grand Chelem en carrière, à l'âge de 29 ans. En 2009, Roger l'imitait à 27 ans bien passés, soit près de trois ans et demi de plus que le Rafa de septembre 2010. Même s'il ne dépasse pas le Suisse dans toutes les catégories, il a déjà plus de titres...

 

 

 

Stats de Nadal au 13/09/10

Stats de Federer au 18/11/05

Bilan victoires-défaites 460-98 (78.7%) 390-119 (69.7%)
Titres  42  33
Victoires en Grand Chelem  9  6
Grands Chelems joués  26  27
Victoires en Coupe Davis  3  0
Médailles Olympiques  1  0
Plus longue série de victoires  32  34
Classement  1  1
Nombre de semaines en tant que no.1  60  93

 

 

Par Tennis Addict, Florent Godard

 

 * Sans le savoir. Au départ, Rafa jouait à deux mains des deux côtés, il lui a alors conseillé de jouer avec sa main forte, qui était sa main gauche  (voir l'excellente interview de Toni Nadal dans le numéro d'octobre de Tennis Magazine).

Sources : )www.usatoday.com/sports/tennis/2008-09-04-nadal-swing_N.htm

www.usopen.org/en_US/news/articles/2010-09-13/201009131284404343670.html

www.usatoday.com/sports/tennis/2010-09-08-us-open-rafael-nadal-serve_N.htm

online.wsj.com/article/SB10001424052748703597204575483834059748178.html

www.euronews-direct.bce.lu/sport/430599-nadal-says-must-improve-for-chance-at-us-open/

 

Par florent godard


Commentaires (1)

- 06/03/11 - 8h33

un exemple et un model pour tous (bravo)

En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l'utilisation des cookies pour vous proposer notamment des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêt.

OK En savoir plus