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BCBG et rebelle, Fred Perry étend sa gamme

 

 

La marque aux lauriers élargit progressivement sa collection sans renier l'inspiration tennis de ses débuts. Son héritage :  un look classique lié à un sport huppé et l'image de Fred Perry, iconoclaste et atypique, qui lui a permis d'être tour à tour reprise par la mode BCBG, branchée, populaire, voire bad boy.

 

 

 

 

Chapeaux, chemises, jupes, pulls, cardigans, gilets, vestes, duffle-coats, manteaux, mais aussi des chaussures en toile et semi-montantes, ballerines, sacs, porte-monnaie... Chez Fred Perry, la collection hiver 2010 confirme une tendance amorcée depuis longtemps : l'élargissement de la gamme pour vêtir l'homme et la femme de la tête au pied. Avec notamment l'arrivée de nouveaux produits, notamment des accessoires, des chaussures en cuir, en daim etc., qui ne figuraient pas au catalogue il y a encore cinq ans. Une garde-robe placée sous le signe de l'élégance plutôt que du haut de gamme.

 

 

 

Et le tennis dans tout ça? La patte de Fred Perry, légende du tennis, son fondateur, se résumerait-elle au seul logo de la marque : la couronne de lauriers, symbole brodé à l'origine sur les tenues de Coupe Davis de l'équipe anglaise ?

 

Certes, il y a le produit historique. Le polo piqué coton, à la coupe très ajustée, avec ses deux petites rayures au niveau du col et des manches - les fameuses « twin tipped » - n'a pas ou peu changé. Difficile, en revanche, de voir une inspiration tennis ailleurs. Mais, à en croire, les responsables de la marque l'héritage de Fred Perry, est bel et bien présent. Une affaire d'image, de philosophie.

  

À la fois vêtement classe, emblématique du « sport des rois », de ses codes élitistes, et associé à l'image de son créateur, sportif iconoclaste, un peu rebelle, le polo Fred Perry conserverait la trace de sa double origine.

 

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Car derrière le créateur du polo piqué coton, caractérisé par une structure en nid d'abeille qui le rend confortable et adapté au sport de l'époque, se cache une figure atypique. Celle d'un joueur d'exception, premier tennisman à avoir réalisé un Grand Chelem en carrière (1935) et dernier Britannique à avoir remporté Wimbledon. Grand joueur doté d'une prise de balle très précoce et d'un mental d'acier, fringant, playboy et opportuniste, pour le comprendre il faut aussi mentionner son origine sociale : celle de la classe ouvrière anglaise du début du siècle dernier.

 

 Fred Perry, rebelle à son époque

 

Né en 1909 à Stockport près de Manchester, le joueur est fils d'un fileur de laine engagé en politique. L'histoire raconte qu'à l'âge de 16 ans, en vacances à Eastbourne lors d'un tournoi, il remarque les voitures luxueuses qui bordent les courts. Spontanément, il demande à son père à qui elles appartiennent. « Aux joueurs », lui répond ce dernier. Fred Perry annonce alors qu'il sera champion de tennis.

La suite est connue. Trois victoires à Wimbledon et à l'US Open, une carrière pro à partir de 1937, l'achat de parts dans le Beverly Hills Tennis Club où il donnera des cours à des stars d'Hollywood comme Charlie Chaplin etc.

 

 

Mais en dépit de son palmarès, Fred Perry fut pris de haut par la hiérarchie du tennis et méprisé par la Lawn Tennis Association en Grande-Bretagne. « Pas l'un des nôtres », murmura un jour son président au père du joueur. L'Anglais sera perçu comme un parvenu, dont la volonté de gagner à tout prix ne respecte pas les codes de conduite établis.

Expressif, Fred Perry avait l'habitude de bondir par-dessus le filet pour donner l'accolade à son adversaire en fin de rencontre. Considérant le tennis comme un spectacle autant qu'une affaire de compétition, il voulait en donner aux spectateurs pour leur argent. Une mentalité de working-class diront certains, peu appréciée des snobs. Qu'importe pour le champion. « Je me suis décidé très tôt à ne pas me laisser faire, déclarera-il un jour. Si on m'imposait une interdiction, je trouvais un moyen de la contourner. L'obstination était l'une des mes spécialités et la vengeance n'a jamais été contre mes principes. »

 

Des Mods à Blur en passant par Madness

 

L'histoire de son polo incarne ses deux mondes qui s'affrontent. L'esthétique élitiste et classe et la mode populaire chic et branchée. Après avoir été adopté par 90% des joueurs dans les années 50 et 60, des citadins s'approprient le vêtement : les « Mods », du nom donné à une partie de la jeunesse anglaise, urbaine, populaire et hédoniste, dans les années 50. Tout un mouvement de mode caractérisé par un style de vie festif, inspiré de la Dolce Vita (déplacement en scooter), l'attention porté à la danse et un style ultra-chic. Le Polo Fred Perry, souvent fermé jusqu'au dernier bouton, leur confère un look impeccable.

 

À travers les décennies suivantes, le célèbre polo sera remis à la mode par de nombreux groupes sociaux ou musicaux. Fred Perry devient le vêtement fétiche des Rude Boys, des jeunes d'origine jamaïcaine, fans de Motown et de Bob Marley.

Au début des années 80, le polo est ensuite associé au mouvement Two Tone dont Madness est l'une des figures emblématiques. Au-delà de leurs paroles à dimension politique, ces groupes issus de la working-class avaient aussi envie de désacraliser le mythe de la pop star.

La marque aux lauriers est également reprise par les stars, plutôt bad boys, de la Britpop des années 90. Liam Gallagher d'Oasis ou Damon Albarn, chanteur de Blur et Gorillaz, en tête de file, arboreront le fameux polo.

 

 Amy Winehouse parmi ses créateurs

 

« Chacun s'approprie le laurier à sa façon, selon sa propre histoire, analyse Mathieu Bremond, responsable des ventes pour Fred Perry France. D'un côté les clients club avec un vestiaire plus preppy, et de l'autre, les mods, les musiciens se retrouveront dans la personnalité plus atypique et populaire du champion »

 

Une histoire qui semble se poursuivre encore aujourd'hui. Pour preuve, Amy Winehouse,  l'insaisissable chanteuse britannique, vient de signer une collaboration pour quatre saisons avec la marque. Elle contribuera à la création de plusieurs silhouettes. Les réalisations sont attendues en France dès le mois de novembre.

 

 

Par Tennis Addict, Florent Godard

 

 

 

 

Par florent godard


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