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Ivan Lendl, la force tranquille

TennisAddict le mag n°20 - Septembre 2016 | 20 Septembre 2016 à 8h00

Par Baptiste Blanchet

Véritable bourreau de travail, le Tchécoslovaque devenu Américain en 1992 a fait passer le tennis dans une autre dimension. Victorieux de 8 tournois du Grand Chelem mais jamais à Wimbledon, Lendl, 56 ans, est revenu depuis juin entraîner Andy Murray

C'est en finissant par accrocher sa mère Olga, l'une des meilleures joueuses tchécoslovaques, que le tout jeune Ivan Lendl a pris conscience de son potentiel. Mais malgré son talent, malgré sa solidité en fond de court et surtout sa force de travail, il a mis du temps à devenir selon ses termes «ce tueur qui venait de l'Est». Car dans la première partie de sa carrière, Lendl traînait la réputation d'un joueur redoutable qui traquait et perdait ses moyens lors des matchs à enjeu. En 1981, il pousse le mythe Borg à disputer 5 sets en finale de Roland-Garros. Mais ensuite, le Tchèque s'incline nettement lors de 3 finales de Grand Chelem consécutives. Si bien que Jimmy Connors, avec sa gentillesse habituelle, n'hésite pas à le traiter de «poule mouillée». Sa régularité lui permet toutefois d'accéder à la place de n°1 mondial en février 1983, sans compter de titre majeur. Le tournant intervient à Roland-Garros lors de la finale 1984. Pendant deux sets et demi, face à un John McEnroe au sommet de son art et invaincu jusque-là, le natif d'Ostrava ne peut rien faire. Mais il s'accroche pour, au terme d'une des plus belles oppositions de styles de l'histoire, ouvrir enfin son compteur en Grand Chelem (3/6, 2/6, 6/4, 7/5, 7/5). 

LE « BOSS » DES ANNÉES 80

Débarrassé des Borg, Connors et Vilas, il va alors dominer le tennis de la deuxième moitié des années 80, poussant McEnroe à faire un break. Ce bourreau de travail s'appuie sur ses deux armes naturelles (service, coup droit), auquel il ajoute progressivement un revers recouvert qui devient redoutable. «Je sais que si je ne m'entraîne pas comme il faut, je ne jouerais pas aussi bien que je le peux», explique ce stakhanoviste des courts. Intraitable sur sa ligne de fond et sur le plan mental, Ivan Lendl s'adjuge au total 3 Roland-Garros (1984, 1986, 1987), 3 US Open (1985, 1986, 1987) et 2 Open d'Australie (1989, 1990), plus 5 Masters, pour un total de 94 titres reconnus par l'ATP. Sans oublier une victoire en Coupe Davis dès 1980 et 270 semaines dans le fauteuil de n°1 mondial. Mais Wimbledon, malgré ses efforts énormes pour faire service-volée sur 1ere et 2e balles (à l'époque le gazon londonien était ultra rapide) ne payent pas malgré 2 finales et 5 demi-finales. «Il y a certainement des choses que j'ai ratées, des tournois que je n'ai pas gagnés, comme Wimbledon mais cela ne va pas me tracasser toute ma vie, indique Lendl en guise de bilan. Et même si certaines défaites font mal sur le moment, quand on s'est battu, qu'on a tout donné, on se sent en paix avec soi-même. Moi, j'ai toujours beaucoup travaillé, donc j'ai été récompensé. Je pense par exemple à mon revers lifté, qui n'est pas un coup naturel mais travaillé pendant de longues années afin d'en faire une arme».

ADIDAS COMME COMPAGNON DE ROUTE

Sa domination repose sur une condition physique optimale - ce grand gabarit longiligne 1,88m pour 75 kg, n'hésitait pas à s'entraîner 6 heures par jour aux côtés de son coach de toujours l'Australien Tony Roche - et une puissance en fond de court qui use ses adversaires. Même si en 1988, Mats Wilander conteste son leadership et réussit le «Petit Chelem». Ou que Michael Chang l'embrouille avec son service à la cuillère en 1989 Porte d'Auteuil. Peu bavard hors des courts, toujours très sérieux, parfois considéré comme austère, Lendl a néanmoins fait passer le tennis dans une autre dimension grâce à son approche ultra-rationnelle dans tous les domaines (tactique, préparation physique, diététique, etc) : «L'important c'est de transformer l'autocritique en quelque-chose de positif», répète-t-il notamment. Sur le plan du matériel, le Tchécoslovaque devenu Américain en 1992 est resté longtemps fidèle à Adidas (raquettes, textiles, chaussures) avant de signer en fin de carrière un contrat lucratif avec le Japonais Mizuno.

LE BON COACH POUR ANDY ?

Retraité fin août 94, marié depuis presque 30 ans à Samantha Frankel, Lendl est père de 4 filles et d'un garçon. Passionné de golf, l'ex n°1 mondial collectionne également les œuvres de l'artiste tchèque Alfons Mucha (1860-1939). Après une première période de travail comme coach d'Andy Murray qui avait alors remporté la médaille d'or olympique 2012 à Londres puis Wimbledon 2013, Lendl a été rappelé début juin par l'Ecossais après sa séparation avec Amélie Mauresmo. «J'ai vécu deux années de travail très fructueuses avec Ivan. Il est déterminé et sait ce qu'il faut faire pour gagner de grands événements», souligne alors Murray. «J'ai aimé travailler avec Andy dans le passé. Nous sommes toujours restés en contact et cela devrait être excitant de faire à nouveau partie de son équipe», répond Lendl, 56 ans. Le duo semble fonctionner puisque Murray vient de remporter le Queen's, Wimbledon et l'or olympique à Rio, se rapprochant nettement de la première place mondiale. Discret, méticuleux, très fin sur le plan tactique, Ivan Lendl n'a pas changé d'un pouce malgré quelques kilos supplémentaires.

Photo : adidas

Par Baptiste Blanchet


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