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Pierre-Hugues Herbert : "Le Masters de bercy, mon match contre Djoko"

TennisAddict le mag n°12 - Mars 2014 | 27 Février 2014 à 17h23

Par Pierre-Hugues Herbert

Pierre-Hugues Herbert (alias P2H) est un jeune joueur de tennis professionnel et sérieux espoir du tennis français. Dans chaque numéro, il nous fait vivre le  haut niveau de l'intérieur et  nous parle de son quotidien.

Open Paribas Masters de Bercy

L'Open Paribas Masters de Bercy était le grand objectif de ma fin de saison. J'ai donc préparé ce tournoi de la meilleure des manières en faisant 4 jours d'entrainement sur Strasbourg avec mon père et coach, Jean-Roch Herbert, et mon entraîneur physique, Gregory Rousseaux, en ayant l'espoir d'obtenir une Wild Card en qualifications. J'ai bien fait d'y croire car le directeur du tournoi Guy Forget, en accord avec la fédération, m'a fait confiance et ça a débouché sur la plus grande expérience de ma carrière : mes premières qualifs en Masters 1000, ma première victoire sur un Top 30 et un match contre le numéro 2 mondial Novak Djokovic…

Comme souvent au très haut niveau, tout ça n'a tenu qu'à un fil, qu'à un petit point lors de mon 1er match contre l'argentin Horacio Zeballos, 53e mondial. Si je n'avais pas sauvé contre lui cette balle de match au premier tour des qualifications en faisant cette volée amortie gagnante, rien de tout cela ne serait arrivé. Mais, après ce point, tout a changé. Mon jeu s'est mis en place, la chance m'a souri, j'ai finalement triomphé de Zeballos, puis de Kenny De Schepper (92e) de façon assez maîtrisée, sortant ainsi des qualifications après 2 victoires contre des joueurs du Top 100 mondial… Et je me suis subitement retrouvé le lundi soir en «night session», sur le central quasiment plein de Bercy, contre Benoit Paire, 24ème joueur mondial à l'époque, avec une pression énorme sur les épaules, car je n'avais jamais joué dans ces conditions auparavant. D'un seul coup, tu quittes les courts annexes et tu te retrouves sous les feux des projecteurs devant des milliers de personnes, sans compter tous ceux qui te regardent à la télé. Un truc dont je rêve depuis mon plus jeune âge ! Jouer sur des grands

courts pour vivre ces ambiances de fou ! Cette fois-ci, j'y étais bel et bien, et l'enjeu c'était aussi d'avoir le mental pour tenir le choc.Sur les conseils de mon entourage, l'idée de base était de rester sur mes objectifs de jeu :  me  concentrer sur des choses techniques simples de façon à ne pas sortir de mon match, me laisser submerger par l'événement ou se laisser un peu trop envahir par la joie que j'avais de jouer sur un tel terrain. Ce que je me disais ? «Mon petit gars, tu es là pour gagner, pas juste pour te faire plaisir.» Il fallait entrer sur le court avec cette attitude pour pouvoir en profiter un max...

Cette première expérience a été pour moi positive, car j'ai su exploiter ce contexte plutôt déstabilisant, pour faire une partie pleine contre Benoît, un joueur dont j'admire réellement le talent. J'étais ultra motivé et j'ai passé ce 1er tour sur le score sans appel de 6/2 6/2, pour m'offrir au 2e tour un match contre Novak Djokovic, en France, devant «mon» public. En 3 jours, je suis donc passé du statut de joueur lambda qui n'avait jamais joué un Masters 1000 à celui de révélation du tournoi qui allait affronter Novak Djokovic. Et j'ai fait de mon mieux pour gérer cette pression grandissante.  J'ai eu la chance pour ce nouveau défi de pouvoir m'appuyer sur le match de la veille contre Benoit Paire. Les conditions, je les connaissais. Seul l'adversaire changeait. Et là il fallait avant tout croire en moi. Croire que mon jeu allait gêner le N°2 mondial et que j'allais avoir ma chance contre un joueur de cette trempe. Et, en gros, c'est ce que j'ai réussi à faire sur ce match. J'ai tout simplement crânement joué mon jeu, en restant appliqué sur mes fondamentaux, et, sans sur-jouer, j'ai ainsi réussi à donner du fil à retordre à Nole. Deux balles de set dont une sur 2ème  balle à 6/5, 15/40. Mais bon ! Cela n'a pas suffi, et la solidité de Novak a pris le dessus au fil du match.

Il est clair que ce tournoi m'a propulsé sur le devant de la scène et m'a fait connaitre du public français. Des interviews à gogo s'en sont suivi et plus de gens me reconnaissent maintenant ou me suivent. Bref, beaucoup de choses ont changé suite à ce Bercy 2013. J'ai pris plus confiance en moi et ce résultat m'a fait comprendre que j'avais les moyens de gêner un maximum de joueurs, même le numéro 2 mondial. La plupart de mes adversaires ont même vu ma prestation et se méfient aujourd'hui encore plus de moi. Je suis en quelque sorte attendu au tournant par tout le monde : joueurs, fédé, public. Certains me promettent même une progression rapide vers le plus haut niveau. Ça continue de me mettre de la pression sur les épaules. 

Tant mieux ! À moi de confirmer maintenant !

Ndlr : P2H vient de remporter le tournoi en simple et en double ses premiers titres ATP à l'Open de Quimper 2014 (Tournoi Challenger). 

Par Pierre-Hugues Herbert


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