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Agent de joueurs de tennis, mythes et réalités

TennisAddict le mag n°13 - Mai 2014 | 01 Mai 2014 à 8h00

Par David ALQUIER

INTERVIEW DE FABIEN PAGET - AGENT DE JOUEURS INDÉPENDANT - FONDATEUR DE O2 MANAGEMENT

Agent de nombreux joueurs français (Paul-Henri Mathieu, Nicolas Mahut, Julien Benneteau), Fabien Paget, 30 ans, dévoile son quotidien, son rôle de conseil et sa conception d'une profession qui fait rêver.

Paul-Henri Mathieu et Fabien Paget avec le staff de Jaeger-LeCoultre à l'occasion de la visite de la manufacture de l'horloger suisse (septembre 2013).

Comment devient-on agent de joueurs ?

Le tennis est un milieu que je connais bien puisque j'ai été moi-même joueur, certes pas à un niveau professionnel (meilleur classement -2/6). Depuis toujours, ma passion reste le sport et le tennis et j'ai toujours souhaité travailler dans ce domaine. 

Après un bac scientifique, j'ai intégré l'École de Management de Bordeaux puis étudié à l'université à l'étranger. J'ai ensuite travaillé chez Nike France pendant 2 ans, puis pour la prestigieuse Académie de Tennis Mouratoglou, pendant 5 ans en tant que responsable marketing et commercial. Au cours de cette expérience professionnelle, j'ai passé ma licence d'agent sportif (en 2010) afin de pouvoir à terme devenir agent sportif. A mon départ, j'ai donc créé ma propre agence, O2 Management, spécialisée dans le management d'athlètes et dans le conseil en marketing sportif auprès de marques. Je fais ce métier par passion et avec ambition, c'est un choix personnel et professionnel. 

Justement, qui fut votre premier joueur ?

Kenny De Schepper. Chaque collaboration est le fruit d'une rencontre, d'une envie commune de travailler ensemble. En tant qu'agent indépendant, la relation de confiance est encore plus importante car le joueur ne s'engage pas avec une organisation ou structure établie. 
Aujourd'hui, je suis l'agent de Paul-Henri Mathieu, Nicolas Mahut, Julien Benneteau, Adrian Mannarino. Mais aussi de jeunes comme Pierre-Hugues Herbert, Maxime Teixeira ou Quentin Halys. Au-delà de leur potentiel tennistique, ce sont des hommes dont j'apprécie la personnalité et les valeurs.  

Concrètement, quel est votre rôle ?

Mon rôle est de représenter ces athlètes auprès des marques, négocier leurs contrats sportifs et sponsoring, répondre aux sollicitations médiatiques, gérer leur image, leur communication mais aussi leur quotidien pour qu'ils puissent se concentrer au maximum sur l'aspect sportif. Pour chaque joueur, il y a une vraie stratégie de management et de communication qui se veut cohérente en terme de positionnement marketing. En parallèle, je suis associé à un avocat qui travaille à mes côtés et qui apporte son expertise juridique pour répondre à toute problématique éventuelle. J'ai également un community manager qui apporte son expertise digitale et conseille les joueurs sur leur communication sur les réseaux sociaux. L'agent fait partie d'un staff qui entoure le joueur, en complément du coach, du préparateur physique, du physio... Nous discutons aussi de la programmation de tournois et des choix à opérer, qui parfois peuvent être déterminants. Une grande carrière se joue sur quelques détails, sur des décisions prises, parfois pas faciles. A mon sens, le rôle d'un agent, d'un manager est  un vrai métier de conseil, d'accompagnement. Je suis évidemment mes joueurs sur les tournois du circuit professionnel. Rien ne remplace le terrain et le contact humain.

"Un vrai métier d'accompagnement et de conseil !"

Comment gagnez-vous votre vie ?

Tout agent est rémunéré sur la base d'un pourcentage acquis sur les contrats ramenés à chaque joueur. Le prize-money du joueur ne rentre pas en compte. La réglementation d'un agent sportif en tennis est régie par la Fédération Française de Tennis. Pour devenir agent sportif en France, il convient donc de passer la licence d'agent sportif auprès de la FFT. C'est un gage de professionnalisme, la FFT fait un excellent travail pour encadrer cette profession et éviter les dérives éventuelles. Il en existe actuellement 24 en France, qui travaillent aussi bien pour les joueurs ou pour les clubs.

Le mythe de l'agent, c'est l'argent facile. Est-ce le cas dans le tennis ?

Pas du tout ! Cette image vient du football, où les agents sont rémunérés sur chaque transfert. Il n'y a pas de transferts dans le tennis. Notre seule source de revenus provient des contrats de sponsoring que nous ramenons au joueur. Il faut être lucide : à part pour les « tops players » qui attirent facilement les sponsors, c'est plus compliqué pour les autres; parmi les 24 agents en France seuls deux ou trois arrivent à tirer leur épingle du jeu. 

Quelles sont les qualités d'un bon agent ?

Tout d'abord, une force de conviction, notamment auprès des annonceurs. Être passionné est également l'une des clés. Depuis toujours, je suis animé par l'envie d'être meilleur, tout en restant moi-même. Il faut donc être ouvert d'esprit, curieux et aimer ce que l'on fait. C'est la base.  Savoir être à l'écoute, s'avoir s'adapter à chaque joueur, ses attentes, à chaque environnement, chaque culture est également important. Enfin, mais c'est évident, être réactif, disponible et toujours penser dans l'intérêt de son joueur.

Comptez-vous encore élargir votre équipe de joueurs ?

Je ne me pose pas la question aujourd'hui car je suis entièrement focalisé sur le travail que j'ai à faire et les objectifs que nous nous sommes fixés avec chaque joueur.  J'ai toujours souhaité travailler avec un nombre restreint d'athlètes afin de pouvoir faire un vrai travail personnalisé avec chacun et de pouvoir garder cette dimension humaine dans la relation. Bien évidemment, il y a des opportunités en France et à l'étranger mais chaque décision est mûrement réfléchie. Parlant anglais et espagnol, j'ai par le passé travaillé avec des joueurs et joueuses étrangers. Encore une fois, ma volonté est d'être un bon manager sur la durée... tout comme un joueur, qui une fois au très haut niveau, doit travailler encore plus pour y rester.  

Textes : Baptiste Blanchet / Photos : O2 Management

Par David ALQUIER


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