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Connors Le Guerrier

TennisAddict le mag n°14 - Septembre 2014 | 22 Septembre 2014 à 8h00

Par Baptiste Blanchet

Vainqueur de 8 titres en Grand Chelem, modèle de longévité puisqu'il fut demi-finaliste de l'US Open à 39 ans, détenteur de nombreux records, l'Américain Jimmy Connors a également révolutionné le tennis par son attitude guerrière sur le court.

Aujourd'hui âgé de 62 ans, Jimmy Connors a fait son retour dans le paysage médiatique en 2013 par le biais de son autobiographie intitulée « The Outsider ». L'Américain y revenait notamment sur son idylle avec Chris Evert débutée en juin 1972, au tournoi du Queens. « Jimbo » a alors 19 ans, « Chrissie » seulement 17. Le sale gosse du tennis et la petite fiancée de l'Amérique se fiancent même en secret. En 1974, une date de mariage est fixée mais, avec un évident manque de délicatesse, Connors révèle pourquoi il ne sera jamais célébré : Chris Evert a avorté alors qu'elle avait 19 ans. C'est finalement avec l'ancienne playmate Patti Mc Guire, devenue madame Connors, que le redoutable gaucher aura deux enfants. Coach d'Andy Roddick en 2006-2007 ou de Sharapova pendant un tout petit mois en 2013, Connors ne se résume pas à un goujat, coureur de jupons. L'Américain a évidemment marqué son époque sur le plan sportif. Incroyable relanceur, doté d'un splendide revers à deux mains, James Scott Connors a remporté 8 titres du Grand Chelem (1 Open d'Australie, 2 Wimbledon, 5 US Open). Mais surtout, son incroyable longévité, puisqu'il écuma le circuit ATP entre 1970 et 1996, lui a permis de traverser les époques. Ses duels avec Borg puis Mc Enroe ou Lendl et enfin Agassi, Becker comme Edberg sont restés dans les mémoires. Le natif d'East Saint-Louis, dans l'Illinois, a également battu plusieurs records dont celui du nombre de titres remportés avec 109 recensés par l'ATP. Il fut n°1 mondial pendant 160 semaines consécutives entre 1974 et 1977 (268 au total). Un record battu par une autre légende, Roger Federer en 2007. « Ce qui est amusant, c'est que j'ai su que je battrais le record de Connors le jour où j'ai dominé Roddick au Masters de Shanghai. Sous les yeux de Connors, son coach. C'est un fantastique record. J'en ai bien conscience », s'amusait alors le Suisse.

PRIVÉ DE GRAND CHELEM EN 74 ?

Finalement, le seul titre qui manque au gargantuesque palmarès de Connors reste Roland-Garros. En 1974, il faisait pourtant figure de grand favori. Cette année là, « Jimbo » remporte trois des quatre tournois du Grand Chelem, avec un ratio ahurissant de 89 victoires pour 4 défaites sur l'année complète. En juillet, il devient numéro 1 mondial, bat Borg sur la terre battue américaine à Indianapolis et entame sa fameuse campagne de 160 semaines en tête de la hiérarchie mondiale. Mais Connors n'est pas autorisé par la Fédération Française de Tennis (FFT) à disputer Roland-Garros pour avoir signé un contrat avec la WTT, société organisatrice des « Intervilles ». Sans ce refus, de nombreux observateurs estiment que le Grand Chelem lui tendait les bras. Furieux, Connors intente un procès à la FFT, puis rompt tout contact avant de revenir à Paris en mai 1979. L'Américain s'incline alors en demi-finales contre Victor Pecci. Un stade de la compétition qu'il atteindra de nouveau en 1980, 1984 puis 1985, battu par Gerulaitis, Borg et Mc Enroe.

UN BATTANT QUI FINIT PAR FORCER LE RESPECT

Totalement dévoué à son sport, Connors a consacré sa vie au tennis, y sacrifiant sa jeunesse : « Je n'ai jamais eu le temps pour les copains ou d'autres loisirs, je ne connaissais personne à l'école car j'étais trop occupé. Je quittais la classe chaque jour à midi pour aller m'entraîner ». Sur le court, celui qui détestait davantage la défaite qu'il n'aimait la victoire se transformait en véritable lion, donnant l'impression de jouer sa vie à chaque match. « Les gens n'ont pas l'air de comprendre que c'est la guerre sur un court de tennis, soulignait l'Américain. Peut-être que mes méthodes ne sont pas socialement acceptables pour certains, mais c'est l'attitude dont j'ai besoin pour survivre au plus haut niveau ».

Les déclarations de ce combattant au mauvais caractère, considéré comme grossier et arrogant, expliquent pourquoi Connors a dans ses meilleures années, pâti d'une mauvaise image. Sans que cela ne le gêne outre mesure. Car il adorait avoir le public contre lui : « J'en rajoute parfois un peu pour que les gens supportent mon adversaire, quand le public me hue, je rentre vraiment dans mon match ». Mais ce malin savait aussi tirer profit d'ambiances électriques comme celle de New York. Puis sa combativité et sa longévité, ont fait de lui un joueur, parfois surnommé « papy », de plus en plus populaire. Difficile notamment d'oublier son come-back en 1991 avec une place de demi-finaliste à l'US Open à 39 ans. Cette année-là, Connors dispute aussi un 3e tour mémorable contre Michael Chang à Roland-Garros au cours duquel il abandonne au début du 5e set (6/4, 5/7, 2/6, 6/4), lorsqu'il mène enfin d'un tout petit point. Du Connors tout craché, savant mélange d'orgueil, de spectacle et de dépassement de soi.

Par Baptiste Blanchet


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