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Portrait : Nadal, déjà dans la légende

TennisAddict le mag n°14 - Septembre 2014 | 22 Septembre 2014 à 8h00

Par Baptiste Blanchet

Absent du circuit cet été, forfait à l'US Open, Rafael Nadal réussira-t-il un retour aussi triomphal qu'en 2013 ? L'Espagnol compte en tous cas s'offrir un 10e Roland-Garros et, pourquoi pas, rattraper Federer qui le devance de 3 titres en Grand Chelem.


(Photos : Ella Ling Photography)

Palmarès

L'un des plus fournis, voire le plus fourni, de l'histoire du tennis moderne. Le Majorquin compte 14 titres du Grand Chelem, ce qui le place à égalité avec Pete Sampras, mais à trois unités de Roger Federer  (17 majeurs pour le Suisse). Il reste d'ailleurs le seul à avoir remporté au moins un tournoi majeur pendant 10 années consécutives (2005-2014). Ajoutez-y un titre olympique en 2008, plus 4 Coupes Davis avec l'équipe d'Espagne et vous obtenez un palmarès incroyable. Ainsi, André Agassi n'hésite pas à qualifier « Rafa » de « plus grand joueur de l'histoire ».

Son jeu

À ses débuts, Nadal s'appuyait principalement sur son coup droit, sa capacité à défendre et son extraordinaire combativité. Mais chaque année, sous la houlette de son oncle Toni, le Majorquin a développé de nouvelles armes. Tout en conservant ses qualités initiales (lift de gaucher, puissance physique, intensité dans l'échange, grinta), il a notamment effectué d'énormes progrès côté revers, qu'il peut frapper coupé à une main ou recouvert à deux, et amélioré son service. Globalement, l'Espagnol joue davantage vers l'avant, se montrant très adroit sur les amorties et sobre à la volée. Vous avez dit complet ?

Roland-Garros, son jardin

Avec 9 Roland-Garros à son actif sur 10 participations (en 67 rencontres Porte d'Auteuil, sa seule défaite remonte à un 8e de finale contre Robin Söderling en 2009), « Rafa » est le maître incontesté du jeu sur terre battue. « Pour moi Nadal reste Nadal. Et le battre sur le court Philippe Chatrier à Roland-Garros… un seul joueur l'a fait et je suis fier que ce soit un Suédois. Celui qui réussira à le dominer en 5 sets sur terre battue aura réussi un exploit incroyable », expliquait ainsi Bjorn Borg avant sa finale 2014 contre Djokovic. Nadal, qui reste sur 5 succès consécutifs à Roland-Garros, a également remporté tous les grands rendez-vous sur brique pilée : 7 fois Rome, 8 fois Monte-Carlo et Barcelone.

Jamais sans Toni

Le n°2 mondial l'a toujours répété : il a commencé sa carrière avec Toni, il la finira avec son oncle. Vers 4 ans, Nadal a touché sa première raquette à Manacor, avec Toni Nadal comme professeur. Mais cette relation quasi-fusionnelle, ne s'est pas faite sans heurts. « Toni était dur avec moi. Ma mère se souvient que quand j'étais petit, je rentrais parfois de l'entraînement en pleurant. Une fois je lui ai avoué que Toni avait l'habitude de me traiter de « garçon à sa maman », ce qui lui fit de la peine… », avoue le champion dans son autobiographie intitulée « Rafa ». Avant d'ajouter : « Toni ne s'est jamais adouci. Quand j'ai commencé la compétition, à l'âge de 7 ans, il est devenu encore plus exigeant. Un jour qu'il faisait très chaud, j'étais venu faire un match sans bouteille d'eau ; je l'avais oubliée à la maison. Il aurait pu aller m'en acheter mais ce n'est pas ce qu'il a fait. Car il fallait que j'apprenne à prendre mes responsabilités,
m'a-t-il dit… Pourtant sans ma passion pour le tennis, je n'aurais peut-être jamais pu supporter ce que m'a fait endurer mon oncle, que par ailleurs j'aimais et que j'aime encore aujourd'hui et pour toujours. J'avais confiance en lui et je savais qu'au fond de moi, il agissait pour mon bien »

La patte Toni

Si Rafael Nadal est si fort sur le plan tactique, il le doit aussi en grande partie à son oncle : « Loin de chercher à faire de moi son pantin, il s'évertuait à me faire réfléchir par moi-même, explique le champion. Toni disait que le tennis était un jeu où il fallait synthétiser beaucoup d'informations très rapidement pour gagner. Il fallait penser mieux que son adversaire. Et pour bien penser, il fallait garder son calme ».

Un gaucher naturel

Contrairement à la légende, Toni Nadal n'a jamais obligé son neveu à jouer de la main gauche : « La vérité est que j'ai commencé à jouer très petit et comme je n'avais pas la force de passer la balle par-dessus le filet, je tenais la raquette à deux mains, autant en coup droit qu'en revers. Alors mon oncle a dit un jour : « Il n'existe aucun pro qui joue à deux mains et ça n'est pas nous qui allons innover, il faut donc que tu changes ». Ce que Nadal a fait, la main gauche venant naturellement. Comme au football. Pourtant Rafael écrit de la main droite, est droitier au basket, aux fléchettes ou au golf.

Des blessures qui inquiètent

Touché au poignet droit, lors d'un entraînement fin juillet à Majorque, Nadal a dû faire l'impasse sur la tournée américaine puis déclarer forfait pour l'US Open. Il s'agit du septième forfait du numéro 2 mondial en Grand Chelem, depuis sa première participation en Majeur, à Wimbledon en 2003. Le rythme s'est considérablement accéléré pour se stabiliser à un forfait chaque année depuis 2012. Après une blessure au genou, le Majorquin avait néanmoins réussi un retour fracassant en 2013 remportant 10 titres au total dont Roland-Garros et l'US Open. Mais forcément, alors qu'il s'approche de ses 29 ans, ses pépins à répétition interpellent. D'autant que son jeu reste basé sur une énorme débauche d'énergie.

Vivre avec la douleur 

En dehors d'importantes blessures, Nadal a appris à composer au quotidien avec la douleur : « Pratiquer un sport est excellent pour les gens normaux mais le sport au niveau professionnel n'est pas bon pour la santé. Il pousse votre corps à des extrémités que les êtres humains ne sont pas faits pour supporter. À un moment de ma carrière, je me suis sérieusement demandé si je pourrais continuer la compétition au plus haut niveau. Je joue malgré la douleur la plupart du temps », explique-t-il dans sa biographie. Avant d'ajouter : « Il faut apprendre à vivre avec la douleur et faire des arrêts prolongés parce qu'un pied, une épaule ou une jambe envoie des appels au secours à notre cerveau et réclame du repos. C'est pourquoi il me faut tant de bandages avant un match ; c'est une partie capitale de mes préparations ».


(Photos : Ella Ling Photography)

Un mental d'acier

Dès ses débuts, Nadal a développé une approche très particulière, mélange de confiance absolue en ses moyens et de doute sincère : « Finalement, il faut comprendre que la différence de niveau entre les meilleurs joueurs est infime, pratiquement inexistante, et que les points qui déterminent l'issue du match se comptent sur les doigts d'une main. Comprendre l'importance de l'humilité revient à comprendre l'importance qu'il y a à conserver son état de concentration durant les étapes cruciales du jeu… J'ai l'impression d'avoir réussi à développer une sorte d'avantage sur le plan mental. Cela ne veut pas dire que je n'ai pas peur et que je n'ai pas mes propres interrogations chaque début d'année, sur la manière dont les choses vont se dérouler. Bien au contraire, et justement parce que je sais qu'il y a si peu de différences entre un joueur et un autre. Cependant j'ai la conviction que j'ai une capacité à accepter les difficultés et à les surmonter supérieure à celle de la plupart de mes rivaux ».

Nadal en dehors des courts

Guerrier sur le terrain, Nadal se montre extrêmement poli et calme dans toutes les situations. Un comportement inculqué par ses parents, très à cheval sur de nombreux principes. « Au fond de lui c'est quelqu'un d'excessivement sensible, rempli de scrupules et de peurs de toutes sortes que les gens qui ne le connaissent pas auraient du mal à soupçonner », souligne sa mère Ana Maria Parera. Ainsi, Nadal a peur du noir et préfère dormir avec de la lumière ou avec la télé allumée. Il n'aime pas non plus les tonnerres et les éclairs. L'Espagnol craint également qu'une maladie ne touche un de ses proches. Lorsque son emploi du temps lui laisse un peu de répit, le n°2 mondial adore la pêche et le ski nautique. Côté gastronomie, il déteste le fromage, les tomates ou le jambon, pourtant plat national espagnol. Moqueuse, sa sœur Maribel affirme qu'il est un conducteur « déplorable ». Ce que l'intéressé ne dément pas.

Mauvais joueur

« Il y a une chose que j'ai sans doute en commun avec les plus grands sportifs, c'est un côté terriblement compétitif. Déjà petit garçon, je détestais perdre, dans tous les domaines…et encore maintenant. Il y a à peine deux ans, j'ai perdu aux cartes en jouant avec ma famille et je suis allé jusqu'à les accuser de tricher, ce qui était vraiment exagéré », raconte Nadal dans sa bio.

La notoriété ne lui monte pas à la tête

Malgré ses succès, Nadal s'est toujours conduit comme une personne normale, respectueuse des autres. Une attitude que le Majorquin explique par plusieurs facteurs : « Mon oncle (ndlr : le footballeur) Miguel Angel Nadal a toujours eu le sentiment qu'il ne méritait pas toute l'adulation dont il était l'objet et il ne s'est jamais départi de son naturel et de sa modestie, il ne « s'y croyait pas ». Par ailleurs, Toni a toujours demandé aux autres membres de la famille de le traiter normalement, se chargeant lui-même de remettre les idées en place à son poulain, s'il le surprenait en flagrant délit d'autosatisfaction. Enfin, « l'expérience que ma famille a eu avec Miguel Angel l'a préparée à ce qui allait suivre avec moi. Ils ont pu gérer ma célébrité plus facilement et naturellement que s'ils n'avaient pas eu cette préparation »

Un travail d'équipe

Le nonuple vainqueur de Roland-Garros est très fidèle à son staff, sa tribu, sa seconde famille. Ce clan s'articule autour de Toni, son oncle d'entraîneur, parfaitement francophone, que Nadal ne rémunère pas puisqu'il possède des parts dans les entreprises familiales. Benito Perez-Barbadillo est son attaché de presse. Il a quitté l'ATP pour s'occuper de Rafa à temps-plein. Numéro 10 mondial en 1992, Carlos Costa joue le rôle d'agent depuis près de 15 ans. Il gère donc les contrats, les sponsors,  l'image du champion, avec lequel il a monté sa propre structure. Joan Forcades, le préparateur physique, ne voyage jamais avec Rafa, tandis que Francis (de son vrai prénom Francisco) Roig, ex 60e ATP, joue le rôle d'entraîneur technique. « Nounou », « grand-frère », « confident », Rafael Maymo connaît Nadal mieux que personne : kiné de la star depuis 8 ans, celui que l'on surnomme « Titin » en raison de sa ressemblance avec le héros de Hergé se montre d'une grande discrétion. Jordi Robert dit « Tuts » est, lui,  l'émissaire de Nike auprès du Majorquin, tandis que Jean-Christophe Verborg est celui de Babolat. Enfin, Angel Ruiz-Cotorro est le médecin de la fédération espagnole qui suit Nadal, notamment sur les Grands Chelems.

Une légende construite en équipe !

Photo : Ella Ling Photography

Par Baptiste Blanchet


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