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La classe façon Edberg !

TennisAddict le mag n°15 - Mars 2015 | 01 Mars 2015 à 0h00

Par Baptiste Blanchet

De 1983 à 1996, le blond suédois adepte du service-volée a marqué son époque en remportant 6 titres en Grand Chelem. Coach de Federer depuis l'an passé, Stefan Edberg incarne l'élégance "sur" comme "en dehors" du court.

Pour les plus jeunes, Stefan Edberg n'est «que» l'entraîneur de sa majesté Roger Federer. Un poste qu'il partage depuis 2014 avec Séverin Luthi, également coach de l'équipe suisse de Coupe Davis. «Je me souviens de la première fois où je lui ai téléphoné pour lui demander de m'entraîner, raconte le Suisse aux 17 titres en Grand Chelem. Stefan, c'est pas le mec qui te dit : "Waouh... je peux pas le croire !" (Rires.) Il m'a juste dit : "Je vais réfléchir et je te donne des nouvelles."  C'était mon idole de jeunesse... Ça me rend heureux d'être entouré de gens qui prennent du plaisir à travailler avec moi. Le style de Stefan, c'est juste de dire les bonnes choses au bon moment, ce qui donne encore plus de valeur à sa parole. Je le respecte tellement...». Si Federer tient «le blond» en si haute estime c'est qu'Edberg lui ressemble beaucoup : élégant et offensif sur le court, toujours fair-play, aussi sympathique qu'accessible une fois le match terminé. Mais surtout, le Suédois s'est forgé un palmarès plus que respectable : 41 titres ATP dont 6 tournois du Grand Chelem (2 Wimbledon, 2 Open d'Australie, 2 US Open), les Masters en 1989 plus 4 victoires en Coupe Davis (1984, 1985, 1987 et 1994) avec la Suède. Aujourd'hui âgé de 49 ans, Stefan Edberg fut n°1 mondial pendant 72 semaines en 1990 et 1991.

DES REGRETS À ROLAND-GARROS

Forcément, pour cet attaquant racé, adapte du service-volée, la terre battue est restée la surface la plus dure à apprivoiser. Ce qui n'a pas empêché le natif de Vastervik de se hisser en finale de Roland-Garros 1989. Cette année-là, l'homme à l'éternelle Wilson Pro Staff domine notamment l'ogre argentin Alberto Mancini en quart de finale, pourtant vainqueur à Monte Carlo, puis Boris Becker, son éternel rival en demi. Mais en finale, le Suédois finit par céder devant Michael Chang (1/6, 6/3, 6/4, 4/6, 6/2). Avec forcément quelques regrets : «C'est un match dont on aimerait bien jouer quelques points différemment, reconnaît Edberg. Il y a eu pas mal de balles de breaks dans le quatrième set. Si j'avais transformé plus de ces balles de breaks, j'aurais sûrement gagné. Sur le moment, j'étais déçu, très déçu parce que je savais que je n'aurais pas tous les jours l'occasion de pouvoir remporter Roland-Garros. Je ne me suis pas trompé». Quart de finaliste en 1985, 91 et 93 Porte d'Auteuil, Edberg ne parviendra effectivement jamais à remporter le seul Grand Chelem qui manque à sa collection.

UNE MERVEILLE DE REVERS

Sur le plan technique, le Suédois symbolise l'attaquant parfait. Une anomalie au pays de Borg et Wilander. Jouant systématiquement service-volée, l'élève de Tony Pickard, son seul coach chez les pros, Edberg possédait une merveille de volée, notamment côté revers. En fond de court également, son revers à une main, frappé ou slicé, était un modèle du genre. Il a pourtant appris ce coup sur le tard, puisque dans ses jeunes années il le frappait à deux mains. Ajoutez-y un service kické - pas forcément très rapide - mais au rebond particulièrement haut et donc difficile à contrôler, et vous comprendrez mieux pourquoi Edberg a marqué son époque. En revanche, son coup droit, aussi mou qu'irrégulier, ne restera clairement pas dans les annales. Evoquer Edberg, c'est aussi se souvenir de sa rivalité avec Boris Becker. L'Allemand a remporté ce duel (25 succès à 10) mais les deux hommes ont gagné chacun deux finales à Wimbledon contre l'autre. «Sur le gazon de l'époque (ndlr : bien plus rapide), c'était des monstres. Quand ils étaient dans le carré de service, pour les passer, bonjour !», se souvient avec humour Cédric Pioline dans l'Equipe. «Si notre rivalité est devenue «classique», c'est parce qu'on avait tous deux un jeu super offensif, estime de son côté Edberg. Et aussi deux personnalités opposées. Un peu comme Borg-McEnroe, Sampras-Agassi ou Federer-Nadal. Ça a dû aider à fabriquer cette histoire.»

"EDBERG INCARNE LA TRANQUILITÉ, LE BON PÈRE DE FAMILLE"

Car en dehors des courts, Edberg incarnait la tranquillité, le bon père de famille (il a deux grands enfants Emilie et Christopher). On l'a presque toujours connu fiancé à Annette - qui fut dans sa jeunesse la petite amie de Wilander-, tandis que Becker se déplaçait avec ses gardes du corps et une horde de groupies prêtes à tout pour le retrouver dans sa chambre d'hôtel. Aujourd'hui, leur rivalité se perpétue à travers le duel Djokovic – Federer. Un joli clin d'oeil.

Textes : Baptiste Blanchet / Photo : Rusty Kennedy

Par Baptiste Blanchet


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