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Portrait : Djokovic, l'ogre jamais rassasié !

TennisAddict le mag n°15 - Mars 2015 | 01 Mars 2015 à 0h00

Par Baptiste Blanchet

Incontestable n°1 mondial, au sommet de son art à 27 ans, marié et père de famille, Novak Djokovic rêve désormais d'un titre à Roland-Garros, le seul tournoi majeur qui manque à son gargantuesque palmarès.

UNE ENFANCE PARTICULIÈRE

Aîné d'une famille de trois garçons, Novak Djokovic a passé son enfance près de Belgrade, dans les montagnes. Son père Srdjan, qui fut un très bon skieur, et sa mère Dijana y tenaient une crèperie-pizzeria. Par le plus grand des hasards, des promoteurs ont construit 3 courts de tennis au lieu-dit Kopaonik, la station des Djokovic. «J'étais tout môme et j'aidais les ouvriers à construire les terrains, se rappelle Novak dans l'Equipe. Avec mes parents, aujourd'hui, on se dit que c'était un signe du destin.» Dès sept ans, son professeur Jelena Gencic lui donne ses premières leçons. Puis, il part habiter chez son grand-père dans le quartier Banjica, à Belgrade, pour s'entraîner dans un club. À douze ans, en 1999, il subit les bombardements de l'OTAN. De la guerre, Novak ne tient pas à parler. «Je suis serbe et fier de l'être. Ça n'a pas toujours été facile. Du temps des bombes, on nous regardait de travers.» A 13 ans, Jelena Gencic présente le petit Novak à son ami Nikki Pilic pour qu'il intègre son académie à Munich.

UN CHAMPION NÉ

Après avoir «façonné» Monica Seles et Goran Ivanisevic, Jelena Gencic rencontre Novak lors de l'été 1993 : «Il m'a fallu trois jours pour savoir qu'il allait être un champion. Ne me demandez pas pourquoi, j'ai ma façon de voir. Je suis allée voir son père Sdrjan pour lui dire ça. Ça a été un choc pour lui. Comment pouvait-il me faire confiance, il ne savait même pas qui j'étais ! Je lui ai dit : «Vous savez, j'avais dit la même chose pour Monica Seles. Et c'était la seule fois, même si j'ai vu depuis des dizaines et des dizaines de joueurs...».

UN PROJET FAMILIAL

Convaincus par la réussite de leur fils, les Djokovic se sont sacrifiés pour Novak, n'hésitant pas à emprunter beaucoup d'argent. «On a pris soin de tout, à chaque minute, répète Dijana, sa maman. De ses repas, de ses boissons, de ses devoirs. On a fait tous les plans pour construire le succès. Quand il avait douze ans, il m'a dit qu'il rêverait d'être vingtième mondial. Je lui ai dit : «Dans ce cas, on arrête tout de suite», ajoute Srdjan.

UN JEU ULTRA-COMPLET

A première vue, le Serbe ne possède pas de coup exceptionnel, ni une puissance hors normes. Mais c'est aussi parce qu'il fait tout parfaitement. Et ne montre donc pas la moindre faille. «C'est un des meilleurs joueurs de l'histoire. Vous savez, vous, où Djokovic n'est pas bon ? Je vous pose la question (sourire). Son revers est moyen? Non. Son coup droit pas terrible ? Non. Il bouge couci-couça ? Non», résumait Rafael Nadal l'an passé. Très difficile à déborder, défenseur hors-pair grâce à sa couverture de terrain et ses qualités de souplesse qui lui ont valu le surnom de «l'homme élastique», le n°1 mondial excelle dans la distribution du jeu en imprimant un rythme à l'échange, qui devient difficile de soutenir, même pour Nadal sur ciment. Et puis, il y a ce retour, sans doute le meilleur du circuit, qui lui permet de mettre sous pression constante les serveurs les plus accomplis.

UN PHYSIQUE FAÇONNÉ AU FIL DU TEMPS

On l'oublie parfois, mais Djokovic n'a pas toujours été ce monstre physique capable d'évoluer des heures durant à une cadence infernale. En début de carrière, il savait mieux que personne «jouer la montre» pour récupérer. Quitte à parfois énerver ses adversaires. Son opération de la cloison nasale, en 2005, a constitué une première étape importante : «Pendant dix-huit ans, j'ai respiré comme un poisson, la bouche ouverte. J'avais des crises parfois. Je n'ai jamais eu peur de mourir, mais il m'est arrivé de me sentir partir», avoue Nole. Ensuite, Djokovic a soigné son allergie aux poussières et beaucoup travaillé. Avant de se soumettre, depuis 2010, à un régime sans gluten (plus de gluten donc, plus de lait, de sucreries, pas de café, ni d'alcool pendant les tournois, mais de l'eau chaude tout au long de la journée et des protéines de pois). Ce qui lui permet de présenter un indice de masse grasse très faible et d'être léger par rapport à sa taille (1m88 pour 80 kg).

(5e titre en Autraslie pour Novak.)

UN MENTAL HORS DU COMMUN

Sûr de lui, Novak Djokovic n'a jamais fait mystère de ses ambitions. Professionnel à 16 ans, membre du Top 10 avant ses 20 ans, puis quelques mois plus tard 3e mondial, le Serbe a toujours été un homme pressé. Cette ascension fulgurante, il la doit en grande partie à un mental extraordinaire : «Djoko» est un compétiteur qui adore jouer sur des grands courts dans des ambiances électriques. Mieux que personne, il sait élever son niveau dans le money-time. On se souvient par exemple de ses 4 balles de match sauvées contre Jo-Wilfried Tsonga en quart de finale de Roland Garros 2012, ou encore d'un retour sublime de coup droit lors de l'US Open 2011 face à Federer, encore sur une balle de match contre lui. Et ça n'est pas un hasard, si on le voit très rarement perdre un tie-break. Mais le plus fort, c'est sans doute la capacité du n°1 mondial à se montrer performant en faisant abstraction du contexte : «Je n'ai jamais vu quelqu'un se montrer aussi relax pour attaquer, en revers ou en coup droit. Il défend à la perfection, il peut jouer la sécurité, mais il a surtout cette capacité à frapper très fort sans apparemment se poser de question, analysait Mats Wilander dans l'Equipe après son 5e succès à l'Open d'Australie. Il y va, quoi ! Le plus fort, c'est qu'il ne donne pas l'impression de jouer son va-tout. Il y a quand même un certain pourcentage de sécurité dans ses frappes. Et ça, c'est décourageant pour l'adversaire. On voit parfois ce genre de comportement quand le joueur est mené 2 sets à 0. Perdu pour perdu, il se met à tout lâcher. Mais Novak, lui, le fait à un set partout !».

FEDERER ET NADAL POUR MOTEURS

Longtemps 3e mondial, dans le sillage des deux monstres suisse et espagnol, Djokovic en a tiré énormément de motivation pour progresser. En passant parfois pour un prétentieux lorsqu'il affirmait malgré un palmarès encore peu garni : «Federer et Nadal ne me font pas peur. Je pense que je peux les battre». «Dire que je pensais battre Federer, ce n'était pas un crime» raconte-t-il aujourd'hui. «Ça choque parce que tout le monde pense que Nadal est invincible sur terre battue et Federer partout. Moi, désolé, je crois que ce n'est pas vrai. Quand on fait du sport, on veut battre le meilleur, il me semble. Ce n'est pas manquer de respect à Federer. J'ai toujours dit qu'il était la perfection et que c'était donc lui que je voulais battre. Je ne suis pas arrogant. Je dirais que j'ai une grande confiance en moi». Aujourd'hui, avec 8 Grands Chelems au compteur, «Nole» entend bien égaler ses deux rivaux : «Je me souviens de chacun de nos matches. C'est un superbe challenge à trois. Chacun pousse les deux autres à progresser, à se dépasser. J'accepte de relever ce challenge. Et de passer devant eux. Je veux inscrire mon nom dans l'histoire de mon sport. Je suis poussé par cette envie, c'est une émotion positive», soulignait-il dans l'Equipe Magazine.

VAJDA, LE COMPAGNON DE ROUTE

S'il ne se montre pas trop devant les médias, Marian Vajda tient néanmoins une place prépondérante dans la réussite de son élève.

«Mon deuxième père, mon frère, mon ami», a souvent déclaré Novak Djokovic à propos de son coach slovaque, 34e joueur mondial en 1987. Les deux hommes collaborent depuis juin 2006, rejoints depuis décembre 2013 par Boris Becker. «Au début, en raison de nos différents caractères et de notre approche des choses, ça nous a pris du temps pour trouver l'alchimie, pour qu'on se comprenne mutuellement. Marian Vajda a beaucoup contribué à ce qu'on y arrive», insiste Djokovic. L'Américain Todd Martin avait également évolué à leurs côtés quelques mois entre 2009 et 2010.

2011, LA SAISON QUI CHANGE TOUT

La prise de pouvoir de Djokovic a commencé lors de cette année stratosphérique. Le Serbe remporte alors l'Open d'Australie puis Dubai, Indian Wells, Miami, Belgrade, Madrid, Rome. Une série incroyable pour arriver invaincu à Roland-Garros, où seul un Roger Federer en état de grâce parvient à le stopper en demi-finale. Qu'importe, Djoko s'impose aussi à Wimbledon, à Montréal et à l'US Open. Soit une saison à 10 titres, avec un ratio de 70 succès pour seulement 6 défaites. Pour la première fois de sa carrière, Djokovic accède au rang de n°1 mondial le 4 juillet 2011.

UN PALMARÈS AHURISSANT

Grâce à son 5e succès à l'Open d'Australie, son 8e en Grand Chelem, le «Djoker» a rejoint André Agassi, Jimmy Connors et Ivan Lendl. Mais vu son âge et son niveau actuel, il ne devrait pas rester trop longtemps dans ce club pourtant très fermé des «Super 8». Prochaine légende à égaler Björn Borg et ses onze trophées «Majeurs». Dans les prochaines semaines, le Serbe devrait garder le chiffre «9» en tête en pensant à Roland-Garros : passer à neuf titres en Grand Chelem et stopper Nadal à neuf sacres parisiens.

«C'est fabuleux d'avoir déjà gagné huit titres du Grand Chelem (5 Opens d'Australie, 2 Wimbledon, 1 US Open) alors que j'ai vingt-sept ans et encore beaucoup d'années devant moi, savoure l'intéressé. À moi de rester en bonne santé et de conserver cette discipline professionnelle que je m'impose depuis longtemps. Si je continue comme ces deux dernières années, il y a de grandes chances que je me retrouve à nouveau en position de gagner un Grand Chelem. Ou deux, ou trois... Je suis très fier de ce que j'ai accompli mais j'ai le sentiment qu'il y a encore beaucoup à venir ». Début février, Djokovic comptait 49 titres sur le circuit dont 4 Masters, plus une Coupe Davis remporté contre la France en 2010.

L'OBSESSION ROLAND-GARROS

Seul titre majeur qui manque à sa collection, Roland-Garros fait plus que jamais rêver Novak. «Beaucoup de temps va s'écouler entre l'Open d'Australie et Roland-Garros et je trouve un peu injuste pour les tournois qui vont se dérouler d'ici là de parler déjà autant de Paris. Mais, en même temps, je mentirais si je disais que je n'y pense pas», avouait Nole après son succès à Melbourne.

Avant d'ajouter : « Être passé si près de remporter ce tournoi (2 finales, 4 demi-finales) m'autorise à croire que je pourrais finir par franchir cette dernière marche. Je vais continuer à essayer, à travailler et à y croire. Mais je sais aussi que c'est le Grand Chelem disputé sur la surface la plus lente et donc le plus exigeant physiquement. Ça rend plus difficile le fait d'y gagner un match contre Nadal, qui n'y a perdu qu'une fois (contre Söderling, en 2009). Je pense d'ailleurs que c'est le record le plus impressionnant de tous les temps en tennis. Le prochain Roland-Garros sera imprévisible, à part le fait que Rafael Nadal en sera le favori, comme toujours. Bien sûr, ce serait très important de compléter ma collection de titres du Grand Chelem mais, si je n'y arrive pas, ce ne sera pas la fin du monde. Et je crois que cette approche m'aide à m'enlever de la pression. Si vous anticipez trop, vous perdez votre concentration. Être dans le moment présent est essentiel, c'est le seul sur lequel vous pouvez avoir de l'influence... ».

UN PÈRE DE FAMILLE COMBLÉ

Marié à Jelena Ristic, sa compagne depuis de longues années, Novak est depuis le 21 octobre 2014, l'heureux papa d'un petit Stefan. «Bien sûr qu'on se doute que ça va être incroyable, confiait-il à l'Equipe. Mais quand le bébé est dans les bras pour la première fois, on ne peut comparer ça à rien d'autre. C'est comme si vous êtes irradié par une nouvelle source d'énergie et de motivation». Nole se veut évidemment à l'écoute : «J'espère être quelqu'un avec qui mon fils pourra parler à chaque fois qu'il le voudra. C'est ça, le plus important».

UN CHAMPION ENGAGÉ

Champion hors du commun, athlète charismatique, toujours prêt à s'amuser, Novak Djokovic est également un homme engagé. En 2014, après sa victoire face à Nadal à Rome, il a fait don de son prize-money (549 000 €) aux sinistrés des inondations dans les Balkans. Juste avant la rencontre, «Nole» avait lancé un appel à l'aide après ces événements tragiques qui ont frappé la Serbie et la Bosnie, faisant de nombreux morts. Puis à Roland-Garros, lors de la journée des Enfants, il a proposé à chacun d'aider les sinistrés via sa fondation. Car depuis sa création en novembre 2007, la fondation Novak Djokovic aide les enfants serbes à réaliser leurs rêves (en participant à des tournois internationaux de tennis ou des concours de musique), ce qui passe notamment par une aide au système éducatif local. Mais également par une assistance aux enfants ayant des problèmes de santé. Djokovic a d'ailleurs été nommé ambassadeur auprès de l'UNICEF, afin que davantage d'enfants s'inscrivent à l'école maternelle en Serbie.

Pour en savoir plus : novakdjokovic.com/en/foundation/

 

Photos : Head France

Par Baptiste Blanchet


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