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Pas près de tomber de sa chaise : Entretien avec Alexandre Robein

TennisAddict le mag n°22 - Mai 2017 | 16 Mai 2017 à 8h00

Par Jérôme Fechter

À seulement 27 ans, Alexandre Robein fait partie des grands espoirs tricolores de l'arbitrage. Rémunéré pour cela, l'Alsacien évolue sur le circuit une trentaine de semaines par an.

C'est en 2005, un peu par hasard dans son club de Saverne, qu' Alexandre Robein a fait connaissance avec l'arbitrage. «Un match ne se passait pas très bien. On m'a demandé de le diriger. La sensation ne m'a pas déplu», résume-t-il avec son sens de la formule. L'un de ses amis, Manuel Strobel, alors président de la Commission Régionale d'Arbitrage, le pousse à intégrer des épreuves plus prestigieuses. Jusqu'à Roland-Garros 2008, Grand Chelem au cours duquel «Alex» officie comme juge de ligne lors de la finale victorieuse d'Ana Ivanovic : «Un tel événement te fait garder ta motivation et te donne d'autres objectifs. Assez vite, j'ai eu de bons retours, et parallèlement je sentais que le fait d'être acteur d'un match me convenait». Alexandre Robein, qui a obtenu son badge d'argent l'an passé, vit de l'arbitrage depuis plusieurs saisons. Son programme du premier semestre en témoigne : Hopman Cup puis Open d'Australie en janvier, matchs de Coupe Davis en Bosnie puis de Fed Cup en Biélorussie, deux Futures en France, à nouveau la Fed Cup avec un Serbie – Australie, le Challenger d'Aix-en-Provence, Roland-Garros, Challenger de Blois, Wimbledon et sans doute l'US Open. Soit une trentaine de semaines par an sur le circuit, donc loin de chez lui. «Faisant partie d'un groupe de développement de l'ITF, je suis assuré d'arbitrer tous les Grands Chelems. Ensuite, je peux moduler mon programme sachant que je suis en général rémunéré par la Fédération du pays où se déroule le tournoi (la FFT me désigne d'ailleurs sur pas mal d'épreuves en France). Seules les grandes stars de l'arbitrage sont directement sous contrat avec l'ITF, l'ATP ou la WTA. Au final, je gagne correctement ma vie, d'autant que partout, on est logé, nourri et défrayé, sans avoir vraiment de dépenses». 

LE RÊVE DES JO

Alexandre apprécie cette vie particulière faite de voyages et de rencontres : «C'est vrai. J'adore ! Au début, quand on découvre le circuit, on a envie d'enchaîner au maximum les tournois mais au bout d'un moment, on se rend compte que c'est très fatiguant, exigeant sur le plan de la concentration. Découvrir de nouveaux pays et le mode de vie des habitants, des lieux magnifiques, c'est une grande chance. Je crois que je ne pourrais pas faire autre-chose». Attention toutefois à ne pas négliger sa vie privée. «Mais on peut avoir des enfants, être marié malgré tout, estime-t-il. Des arbitres français comme Pascal Maria (21 semaines sur le circuit) ou Cédric Mourier (25-26 en moyenne), Emmanuel Joseph, Kader Nouni et Damien Dumusois parviennent à cumuler les deux. Car le reste du temps, ils sont chez eux». Parmi les temps forts vécus par notre jeune arbitre de chaise, les Jeux Olympiques de 2016. À Rio, Robein a même pu assister à des épreuves de judo, de handball, notamment la finale masculine Danemark - France, de gymnastique, de basket ou de natation. «Aller aux JO, c'est vraiment un rêve de gosse, une forme d'aboutissement. Tu te sens privilégié de représenter ton pays, d'avoir accès au Club France, à la cérémonie d'ouverture», explique ce passionné de football, supporter du Racing Club de Strasbourg et du PSG.

GARDER SON SANG-FROID

S'il n'a plus rien d'un novice sur le circuit, «Alex» n'est pas encore une star de l'arbitrage à l'image de certains badges d'Or comme Carlos Bernardes ou Mohamed Lahyani. «Je ne compte pas de grand match en Grand Chelem de type quarts, demies ou finales. J'ai arbitré une fois Nadal et une fois Federer, pas encore Djokovic ou Murray. Les autres joueurs commencent à me connaître». Selon Alexandre, pour être un bon arbitre, il faut avant tout de la patience afin d'accumuler l'expérience qui permet d'appréhender des situations compliquées en présence de joueurs de mieux en mieux classés dans les plus grands stades. Toujours étape par étape. «Il faut aussi savoir communiquer, garder son sang-froid et se remettre en question car je suis rarement satisfait à 100% de ma prestation. Quand ça se tend un peu, il faut rester calme et faire comprendre aux joueurs ou aux joueuses qu'on est là pour faire respecter les règles, qu'on n'a rien contre eux». Autre point crucial, le fait de bénéficier d'une forme de «crédit» auprès des tennismen garantit une confiance réciproque, et donc que l'autorité de l'homme sur la chaise ne soit pas remise en cause à la première erreur venue. Mais au fait un arbitre peut-il être impartial s'il officie lors du match d'un champion qu'il admire ? «Bien sûr que quand Federer entre sur le terrain, ça impressionne. Donc il faut sans doute quelques minutes pour se mettre dans le match, mais après c'est terminé. Tu n'as qu'une envie, faire le meilleur boulot possible», explique Alexandre, dont le meilleur classement fut 15/3.

GUITARE ET FOOT À 5 

Dans l'avenir, le jeune homme se voit bien continuer sur sa lancée : «Le badge d'or reste forcément un objectif, mais très compliqué à atteindre, car il n'y en a que 25 dans le monde. En étant badge d'argent, je fais déjà partie des 80 arbitres les mieux gradés au monde. Une finale à Roland-Garros constituerait aussi un aboutissement». Lors de ses temps morts, «Alex» profite de sa famille et de ses amis qu'il voit peu, à Saverne. Depuis un an et demi, il s'est également mis à la guitare histoire de reprendre les morceaux de ses idoles (Alicia Keys, Ed Sheeran, Justin Timberlake). Paradoxalement, il joue moins au tennis que durant son adolescence mais court régulièrement et pratique le foot en salle pour rester en forme. De 4 à 14 ans, il a beaucoup taquiné le ballon rond et devait même intégrer le centre de formation strasbourgeois. Cet admirateur de Kanté, Verratti, Griezmann ou Pogba a finalement choisi une voie différente. Sans regret.

Par Jérôme Fechter


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