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Interview de Claude Lamberty, président de la FLT

TennisAddict le mag n°22 - Mai 2017 | 16 Mai 2017 à 8h00

Par Baptiste Blanchet

Malgré sa taille réduite, le Luxembourg se réjouit de former régulièrement des joueurs et des joueuses capables d'évoluer au top niveau international.

Quel panorama peut-on dresser du tennis luxembourgeois ?

Il existe 52 clubs de tennis dans tout le pays pour environ 16 000 joueurs, dont 5000 ont une licence A, qui leur permet de faire de la compétition. Au total, nous disposons de 195 courts extérieurs et de 71 terrains couverts. Les clubs sont concentrés autour de la capitale et dans le sud du pays, autour de la ville d'Esch-sur-Alzette où se trouve notre centre national d'entraînement. On constate aussi que même s'il existe encore peu d'infrastructures, le padel et le beach tennis se développent, les municipalités réfléchissent à des projets, soutiennent ces disciplines. Bien sûr, en termes de licenciés, le football reste le sport n°1, le tennis se plaçant en 2e position même si le basket est capable de réunir 4000 ou 5000 spectateurs sur des événements phares.

Le tennis luxembourgeois a souvent disposé d'ambassadeurs de choix ?

Exactement, nous avons d'abord eu Anne Kremer, qui fut 18e mondiale en juillet 2002. Anne a remporté deux titres, battu des joueuses comme Seles, Sanchez ou Mauresmo, atteint le 3e tour à Wimbledon ou à Roland-Garros. Nous avons également eu Claudine Schaul, 41e WTA en 2004 et vainqueur cette année-là à Strasbourg en battant Davenport. Et enfin actuellement Gilles Muller, qui, la trentaine passée, obtient d'excellents résultats. Quart de finaliste à l'US Open en 2008, il a atteint en début d'année son meilleur classement avec une 27e place mondiale. Pour un petit pays comme le nôtre, il s'agit d'une grande chance. Au Luxembourg, l'aura de Gilles dépasse le cadre du tennis puisqu'il a encore été nommé sportif de l'année en 2016. Sans être une star comme Nadal ou Federer. En plus, Gilles est un gars charmant, accessible, qui fait jouer nos jeunes. Ces derniers l'adorent.

L'après Muller, car Gilles a 33 ans, s'annonce donc plus délicat ?

Forcément. En même temps, avoir un Top 20 dans un pays comme le Luxembourg c'est formidable. Mais notre équipe de Coupe Davis vient quand même de monter de la Division 3 à la Division 2 avec une équipe d'environ 23 ans de moyenne d'âge. Je pense à des garçons comme Ugo Nastasi, Christophe Tholl, Tom Diederich, Alex Knaff. Ce dernier qui n'a que 18 ans joue dans un «College» aux Etats- Unis. Mais il faudra leur laisser du temps et voir si tous veulent se lancer sur le circuit, si leur physique suit, ou si certains préfèrent privilégier les études. Chez les femmes, Mandy Minella (68e WTA en avril) réussit une belle carrière mais elle est un peu seule sur le circuit. Même si Eleonora Molinaro, 16 ans, qui obtient doucement des résultats, peut aussi envisager l'avenir avec ambition.

Quels sont les axes de développement pour la fédération luxembourgeoise de tennis ?

Les acteurs les plus importants restent les clubs, il faut donc les soutenir autant que possible, car ce sont nos partenaires principaux, même si nous avons des entraîneurs nationaux. Nous organisons notre détection lors des interclubs. Et nous organisons un Masters qui réunit les huit meilleurs hommes et femmes du pays qui sont sélectionnables en Coupe Davis ou en Fed Cup, avec un prize-money de 10 000 euros. Nous avons également un tournoi WTA à Kockelscheuer, ce qui permet de donner une wild-card tableau et une wild-card «qualifs» à deux Luxembourgeoises. Nous organisons enfin deux ITF juniors, en novembre et en mars, pour donner la chance à de jeunes tennismen locaux d'affronter des adversaires étrangers.

Pouvez-vous enfin vous présenter ?

Je suis président de la FLT depuis 5 ans. Un président bénévole bien entendu car nous sommes tous bénévoles à l'exception des entraîneurs nationaux et de nos deux secrétaires. Nous n'avons pas les moyens de nous offrir un manager par exemple. Dans le civil, je suis Député au Parlement luxembourgeois après avoir été enseignant. J'ai découvert le tennis à l'âge de 7 ans et, depuis, sans être un champion, je continue à pratiquer avec passion.

Par Baptiste Blanchet


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