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Denis Shapovalov, graine de champion !

TennisAddict le mag n°24 - Mars 2018 | 14 Mars 2018 à 8h00

Par Baptiste Blanchet

Les images ont fait le tour du monde. Fou de rage après un revers manqué et un break concédé, Denis Shapovalov frappe de toutes ses forces dans une balle...qui  finit dans l'oeil de l'arbitre français Arnaud Gabas, totalement sonné. Nous sommes à Ottawa, le 5 février 2017. Le Canadien est mené 6-3, 6-4, 2-1 par le Britannique Kyle Edmund lors du match décisif du 1er tour de Coupe Davis. Son geste conduit à la disqualification de son pays. «Les règles sont les règles. C'est une leçon qui le fera avancer, estime le capitaine Martin Laurendeau, qui est également le coach de «Shapo» sur le circuit.

Comme vous pouvez le voir, c'est un enfant. Il ne fuit pas les critiques, il n'est pas comme ça. Il a un super talent et c'est juste le début de sa carrière, donc ce sera une grande leçon. S'il veut vivre de son sport, il aura sans doute besoin de contrôler ses émotions. Sans ça, on ne peut pas être un compétiteur, ça va lui servir pour le reste de sa carrière et bien sûr de sa vie». Forcément meurtri et dépasseé par son geste, Denis Shapovalov présente des excuses sincères : «Je suis allé parler à l'arbitre, je me suis directement excusé auprès de lui, heureusement il va bien. C'est juste inacceptable de ma part». Le joueur s'en tire avec une amende. Pourtant, ce grand blond aux cheveux longs, qui n'évolue jamais sans sa casquette à l'envers, possède l'un des plus grands talents du tennis moderne.

UN MELANGE ENTRE ROGER ET RAFA


«Shapo» s'est parfaitement remis de ce faux départ. Couronné à Wimbledon juniors en 2016, le Canadien d'origine russe a réussi une saison 2017 prometteuse, alternant les apparitions sur le grand circuit et les Challengers (2 victoires à Gatineau et Drummondville). Un apprentissage qui lui a permis de réussir sur dur en deuxième partie de saison. Le premier coup d'éclat a eu lieu aux Masters 1000 de Montréal, où il atteint les demi-finales après des succès devant Del Potro et surtout Nadal (3/6, 6/4, 7/6) au 3e tour. «Apre?s mon break au 2e set, j'ai senti que j'avais une chance. La balle de match, je m'en souviendrai toute ma vie. Après ça, ma vie a changé, les gens ont commencé à me reconnaître», rigole le Canadien. Dans la foulée, à l'US Open, il s'extirpe des «qualifs» puis sort Tsonga ou Edmund avant de chuter en 8e de nale devant l'Espagnol Carreno-Busta. Classé 250e en début d'année, il termine à la 50e place mondiale. « ça n'est pas si souvent qu'on rencontre un tel talent naturel, la balle sort vite et proprement de sa raquette», estime un Martin Laurendeau admiratif. «Je me souviens l'avoir vu jouer en Juniors à Wimbledon à la télévision. Je me suis aussi entraîné avec lui, ajoute Roger Federer, son idole de jeunesse. Il possède une palette de coups très large». Il faut dire que Shapovalov ressemble à une sorte de mélange parfait entre Nadal et Federer. Gaucher, ce puncheur au sublime revers à une main, possède un talent indéniable, des facilités qui font inévitablement penser au Suisse. Et en même temps une sorte d'incandescence sur le terrain, une ferveur typiquement «nadalienne». Grand (1,83m), Shapovalov se montre mobile sur le court et peut mettre son adversaire à plusieurs mètres de la balle en une seule frappe. Logiquement, il doit encore s'étoffer sur le plan physique, gagner en muscle et en endurance.


UNE INTERSAISON PRODUCTIVE


Nouveau venu sur le circuit, le membre de la Next Gen seulement âge de 18 ans (il est né le 15 avril 1999) avoue avoir eu besoin de digérer sa première saison ATP : « Cet hiver, avec mon équipe, on a pris le temps de réfléhir. J'ai beaucoup appris en 2017, j'ai dû assimiler les attentes des médias, les voyages, le décalage horaire, et commencer à apprécier cette nouvelle vie. Au début, je me sentais un peu comme le petit jeune. Mais désormais, je me sens l'égal des joueurs du circuit. J'ai l'impression que dans le vestiaire, tout le monde me respecte et que je peux affronter n'importe quel adversaire», explique Shapovalov, né à Tel Aviv, qui a déménagé au Canada à seulement un an avec ses parents d'origine russe. C'est là que sa mère, Tessa Shapovalova, qui fut 445e WTA en 1992, a commencé à lui enseigner le tennis dès cinq ans. Elle fait d'ailleurs toujours partie de son staff avec l'ancien joueur Martin Laurendeau et son physio Stefano Depirro. L'intersaison a été très dense sur le plan physique : «On a passeé beaucoup de temps au gymnase ou même dehors à faire du  fitness. C'était vraiment la priorité afin de renforcer le haut du corps et les jambes». Confirmer n'est jamais chose aisée, mais Shapovalov, qui parle russe et anglais, a plutôt réussi son début de saison (défaite en cinq sets contre Tsonga au 2e tour de l'Open d'Australie, demi-finale à Delray Beach). Ses objectifs affiches, remporter son premier titre sur le circuit principal et poursuivre sa progression au classement, semblent à portée de raquette.

Par Baptiste Blanchet


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