TennisAddict

Les années 2000 ont été marquées par de grandes évolutions dans le monde du tennis, aussi bien dans la technique, l’intensité physique, que pour les surfaces de jeu. Les tournois de Wimbledon, de l’US Open et de l’Open d’Australie ont changé et ralenti leurs surfaces de jeu au cours de la décennie. Cette évolution a eu un impact sur les styles de jeu et l’aspect physique du tennis. Les balles fusant moins et rebondissant plus haut, les échanges se sont allongés, et les joueurs sont devenus de plus en plus forts physiquement et de plus en plus complets. Les serveurs-volleyeurs ont peu à peu disparus, pour faire naître une nouvelle génération de joueurs, campés sur leur ligne de fond, dictant le jeu tout en cadence et qui avaient des attentes différentes quant à leur matériel, et plus particulièrement leur raquette.

La marque Head, réputée et reconnue jusqu’alors pour ses gammes très typées contrôle comme la Pro Tour (arrêtée fin des années 90), la Prestige ou la Radical, a su prendre conscience de ce changement et adapter ses gammes. En 2009, elle lance une nouvelle gamme de raquettes, la Speed, avec comme représentant le jeune Novak Djokovic, 22 ans, et vainqueur de l’Open d’Australie.

Le Serbe avait joué de ses 14 à 19 ans sous les couleurs de la marque autrichienne, avant de passer deux saisons chez Wilson (avec la Blade). Avec son retour, en tant qu’égérie de la marque et d’une nouvelle gamme, Head se relance au premier plan dans le monde de la petite balle jaune. Le message donné aux compétiteurs et aux joueurs de clubs est clair : celui d’un renouveau, offrir des cadres polyvalents ni trop “puissants”, ni trop “contrôle”, parfaitement adaptés à ce nouveau type de joueurs.

LES DIFFÇRENTES GÇNÇRATIONS DE SPEED

Dans cette logique, la Radical, devenue trop “contrôle”, a été progressivement revue et les gammes Instinct et Extreme repositionnées, ce qui donne un parfait équilibre dans les gammes compétition de Head, avec la Speed comme baricentre. La première gamme de 2009 était dotée de la technologie d3o™, un matériau intelligent qui s’adapte à l’impact (plus de rigidité sur les frappes puissantes, plus d’absorption sur les coups touchés). Novak Djokovic lui jouait avec la Speed Pro (tamis 632cm², 335g, 16/19, parait-il qu’il ne l’a jamais changée !). Ensuite a été ajoutée la fibre Innegra, une fibre très légère qui associée au carbone permet selon la marque d’absorber encore plus de vibrations et d’améliorer la stabilité. Enfin, le Graphene (qui a reçu un “x Nobel), matériau le plus léger et le plus résistant au monde, a été intégré pour répartir au mieux les masses vers les points importants du cadre : le manche (gain en maniabilité) et la tête (gain en puissance). Le Graphene doit ainsi procurer plus de puissance en fournissant moins d’efforts. Le Graphene XT était une évolution du Graphene, repoussant le procédé à ses limites pour atteindre des réglages ultimes sur les cadres.  Enfin, dernière évolution en septembre 2016, l’ajout d’un nouveau matériau qui réduit les vibrations et absorbe, selon la marque, jusqu’à 7 fois plus de chocs à l’impact, ce qui ajoute une dose de confort et procure de meilleures sensations aux joueurs. Les caractéristiques des cadres restant inchangés par rapport à la Graphene XT, sauf sur la Speed Lite, par ailleurs testée dans ce magazine (p32). Les tests complets des autres modèles (S et MP) seront disponibles dans les deux prochains numéros de Tennisaddict en 2017.

LA SPEED, SYNTHÇSE DE L’AMBITION DE HEAD

Pendant que Djokovic atteignait en 2011 le sommet du tennis mondial sans quasiment le quitter jusqu’à aujourd’hui, avec 11 victoires en Grand Chelem depu