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Pierre-Hugues Herbert : De Melbourne à Paris, retour sur terre

TennisAddict le mag n°16 - Mai 2015 | 12 Mai 2015 à 0h00

Par Pierre-Hugues Herbert

Finaliste en double à l'Open d'Australie avec Nicolas Mahut, Pierre-Hugues a vu la suite de sa saison perturbé par une blessure à l'épaule. Il nous explique comment il a géré cette situation jusqu'à présent inédite pour lui, et comment il a préparé la transition vers sa surface préférée, la terre battue.

Retrouver la santé et gérer une période de blessure. Voilà ce qu'a été mon quotidien depuis ma chute au 1er tour de l'Open 13 de Marseille contre Gilles Simon. Certains vous diront que les périodes de blessure font partie intégrante de la vie d'un joueur de tennis. Ouais ! Bof ! C'est surtout pour moi une expérience nouvelle et difficile à vivre, car, depuis mon plus jeune âge, je n'ai quasiment jamais eu de pépins physiques et que très rarement été arrêté. C'est un peu comme se retrouver au chômage alors que ça fait près de 15 ans que vous travaillez quasiment tous les jours.

Donc, le mercredi 18 février dernier, suite à une course où je perds l'équilibre, je tombe sur mon épaule droite et me la luxe. Une IRM et trois rendez-vous chez le médecin plus tard, je découvre que je serai privé de compétition pendant au moins deux mois. Le docteur Lefebvre, spécialiste de l'épaule à Strasbourg, m'annonce la mauvaise nouvelle : je me suis fait une fissure du labrum -bourrelet glénoïdien, une sorte de cartilage dans l'épaule qui fait ventouse et permet de la stabiliser-, avec un épanchement articulaire associé. Il faudra donc attendre que ça cicatrise. Mais l'essentiel, c'est qu'aucun acte chirurgical n'est envisagé, et que j'ai 4 chances sur 5 de récupérer toutes mes capacités naturellement avec le temps.

Une fissure dans mon épaule, 20% de risque d'avoir mal toute ma vie sur un mouvement. En plus, à cause d'une chute qui ne ressemble à rien. Pas facile à encaisser ! J'ai une période indéfinie devant moi où je vais devoir trouver le bon équilibre entre rééduquer mon épaule et ne pas aggraver ma blessure. Je fais donc des aller-retour entre Strasbourg et Paris pour bosser sous la houlette de mon kiné alsacien Cédric Daniel, et du docteur fédéral Bernard Montalvan et de son équipe. Heureusement pour moi, la gêne n'est vraiment sensible que dans l'exécution du service et du smash. Je peux donc, tant bien que mal, continuer à m'entraîner dans les autres secteurs du jeu et j'en profite surtout pour mettre un coup de collier physique, notamment côté renforcement du bas du corps. Je me fais une deuxième «prépa» foncière (ski de fond, vélo, etc.). Et je profite de la vie à la maison (famille, copine, potes). Mais rapidement, mon «capital tendresse» est à son maximum et je me sens à l'étroit dans tout ça. J'ai des fourmis dans les jambes et vraiment hâte de redevenir joueur de tennis à part entière.

Petit à petit, mon épaule va mieux, et le retour à un entraînement tennis plus intensif coïncide donc avec la reprise sur terre battue. Une partie de saison que j'ai très mal gérée l'an passé. Une surface dite « plus lente » pas forcément évidente à dompter pour les attaquants. Parlons-en donc un peu.

J'ai moi-même conscience d'y faire moins de points avec mon service et d'y être moins efficace que sur dur avec mon jeu rapide vers l'avant. La «brique pilée» me demande donc quelques petites adaptations. Plus de patience et un jeu plus percutant encore. De l'intelligence et un meilleur timing dans mes approches. Car la moindre attaque un peu «neutre» me fait céder du terrain et m'expose à un contre. Tout ça en gardant son style propre bien sûr, sans trop lorgner vers le jeu de certains «terriens», car on a tôt fait de vouloir se mettre à jouer à l'espagnole en pensant à tort que c'est comme ça qu'on va être efficace. Au risque de se renier soi-même en ayant l'outrecuidance d'imaginer pouvoir battre un joueur dans une filière qu'il pratique depuis qu'il est né… À moi de proposer autre chose donc. Ce qui passe d'abord par un jeu de jambes adapté avec de bons appuis comme sur toutes les autres surfaces. Il s'agit là de se réhabituer à la glissade et aux rebonds différents. Mon père m'a toujours dit : «La terre-battue, c'est une surface vivante. Ce qui est super, c'est que d'un jour, d'une heure à l'autre, les conditions y sont changeantes.» Il suffit par exemple tout bêtement que la veille il ait plu ou qu'il fasse un peu frais le matin du match, et la configuration sera lente ; les effets ne prendront pas et on aura la sensation d'une balle lourde, qui n'avance pas, avec une grande difficulté à finir les points. Alors qu'au contraire, quelques heures plus tard, sous un chaud soleil et sur une terre-battue redevenue sèche, les échanges se seront considérablement accélérés, avec des balles vives, des rebonds qui giclent, et un jeu beaucoup plus contrasté, presque «exponentiel» où la moindre erreur se paye cash. 

Quand on me pose la question, «quelle est ta surface favorite?», je réponds toujours «la terre-battue». Une surface sur laquelle j'ai grandi et où je trouve le jeu beaucoup plus spectaculaire. Il s'y passe plein de choses : des glissades dans tous les sens, de superbes amorties, des effets de dingue, des combats physiques hors normes. De plus, Roland Garros a toujours été mon Grand Chelem préféré, celui que je rêve de jouer depuis tout petit. Alors, même si retrouver la pleine possession de mes moyens reste à cet instant l'objectif N°1, j'espère quand même cette année être en état d'y défendre mes chances en simple comme en double.

Photo : Yonex // Pour suivre l'aventure de P2H : www.p2h.fr - www.facebook.com/pierrehugues.herbert

 

Par Pierre-Hugues Herbert


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