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Actu Belgique : interview André Stein, président de la Fédé belge

TennisAddict le mag n°26 - Septembre 2018 | 22 Septembre 2018 à 8h00

Par Jérôme Fechter

ANDRÉ STEIN

LE PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION ROYALE BELGE DE TENNIS ESTIME QUE LES BONS RÉSULTATS DE SON PAYS, AVEC NOTAMMENT 2 FINALES DE COUPE DAVIS EN 2015 ET 2017, REPOSENT SUR LA BONNE ENTENTE ENTRE L'ASSOCIATION FRANCOPHONE DE TENNIS (ABSL), QU'IL DIRIGE ÉGALEMENT, ET LA TENNIS VLAANDEREN, SON HOMOLOGUE FLAMANDE.

De Filip Dewulf, au duo Kim Clijsters – Justine Hénin, aux frères Rochus en passant par l'entrée de David Goffin dans le Top 10, quels constats faites-vous à propos du tennis belge ces 25 dernières années ?

À travers ces noms prestigieux, ce sont évidemment des constats heureux. Car la Belgique qui reste un petit pays, possède un joueur dans le Top 10 (David Goffin), mais aussi une joueuse dans le Top 15 (Elise Mertens), plus Alison Van Uytvanck et Kirsten Flipkens dans les 50 meilleures, sans oublier Yanina Wickmayer (95e à la mi-juillet). Les causes sont probablement multiples. Mais il faut savoir qu'en 1979, les deux parties se sont séparées : avec une association néerlandophone et une association francophone, sachant qu'à l'époque, les Francophones avaient les meilleurs éléments. Mais en 1991, l'Association Francophone de Tennis a copié la Flandre en créant son centre fédéral afin de former des champions. Ce qui nous a permis de faire éclore de jeunes pousses comme les frères Rochus ou Justine Hénin. Lors des années 2000, la concurrence entre Kim et Justine a beaucoup fait pour la promotion du tennis en Belgique. Même si avoir deux n°1 mondiales nécessite une part de chance, car un champion ou une championne, ça ne se forme pas. Il n'y a malheureusement pas de recette !

Aujourd'hui encore la Fédération Royale Belge de Tennis regroupe ces deux associations : comment se passe la «cohabitation» ?

Très bien, car nous travaillons la main dans la main, les deux directeurs collaborent. La Fédération belge a mis en place un comité de sélection paritaire, pour la Coupe Davis ou la Fed Cup, composé de membres des deux associations. Il n'y a jamais eu une discussion sur l'origine du joueur ou de la joueuse sélectionnée. Tant que les dirigeants s'entendront, tout ira bien, mais sinon, on risque la chute. Moi je n'entraîne pas les joueurs, je ne tiens pas de raquette mais je veille à cette bonne entente. 

Il semblerait notamment chez les garçons que la relève tarde à arriver ?

Il est vrai que derrière David Goffin, nous avons «seulement» Ruben Bemelmans, autour de la 100e place mondiale, puis Arthur de Greef (244e mi-juillet). Même si Steve Darcis doit revenir en 2019. Ces 25 dernières années, nous avons connu des périodes de creux, même si des promesses existent chez nos jeunes garçons. Il ne faut pas oublier que l'Association Francophone de Tennis que je préside, représente à peine l'équivalent d'une Ligue en France. Il n'est donc pas facile de sortir régulièrement des champions. En ce moment, chez les filles nous avons plus de densité avec quatre membres du Top 100, et potentiellement six avec Ysaline Bonaventure (118e) plus Maryna Zanevska. Là encore, je n'ai pas forcément d'explications. 

Justement peut-on former de grands champions ?

Avoir de bons joueurs ou de très bons joueurs, c'est possible avec un système de formation performant comme celui de la FFT. Mais ensuite pour aller dans le Top 10, gagner des Grands Chelems, ça dépend du goût de l'effort du joueur ou de la joueuse, de son parcours personnel. La question du comment aller «plus loin» n'est jamais évidente. Une Fédération ne peut pas tout. La personne doit être d'accord pour consacrer sa vie au tennis. Nadal ou Federer sont issus de familles aisées et jouent pour l'amour de leur sport, d'autres champions venant de milieux plus modestes, ont pu s'élever socialement grâce au tennis. Là encore, il n'y a pas de règle. 

En dehors du haut niveau, comment se porte le tennis belge ?

Nous comptons 240 000 licenciés mais bien entendu, beaucoup plus de pratiquants. Pour un total de 900-950 clubs : 400 dans la partie francophone, et environ 550 dans la région flamande. Au niveau des compétiteurs, nous n'avons aucun problème, ils s'inscrivent dans de nombreux tournois et participent aux interclubs. Comme en France, le problème touche les non-compétiteurs. Aujourd'hui, il faut «amuser» les gens, organiser des fêtes, des barbecues, des animations. Pour garder les licenciés, il faut les occuper. Les joueurs de tennis sont devenus des clients exigeants, ils veulent des courts de qualité, mais aussi une cafétéria sympathique, un bon restaurant. Proposer ces services demande du personnel pour les clubs qui n'en ont pas toujours les moyens. Et comme le bénévolat traverse aussi une crise... même si un statut de «bénévole» salarié (à environ 500 euros par mois) vient d'être adopté. Par ailleurs, nous ne sommes pas dans l'optique de construire des terrains sans club pour les faire vivre, car dans ce cas, ils subissent des dégradations.

Au niveau professionnel, la Belgique n'accueille plus que le tournoi ATP d'Anvers (épreuve indoor dotée d'environ 680 000 dollars, organisée à la mi-octobre). Pour quelles raisons ?

Ces tournois professionnels sont difficiles à organiser car lors des premiers jours, ils n'attirent pas les foules. Il faut donc des partenaires solides pour les financer car la Fédération belge ne dispose pas des moyens nécessaires. Les Belges se battent pour aller à Roland-Garros, mais quand on leur propose des matchs de bon niveau dans leur pays, ça les attire moins. En ce qui concerne les épreuves ITF et Future, nous avons beaucoup de tournois chez les hommes comme chez les femmes. Mais pour cette catégorie l'avenir n'est pas rose puisque les Futures ne devraient plus distribuer de points ATP. Je reste parfois «baba» devant ce type de décisions prises par l'ITF ou Tennis Europe, car il n'y a eu aucune concertation.  

Un mot sur le padel pour finir. Quelle est votre attitude à son égard ?

Nous avons compris que le padel allait se développer fortement et avons donc discuté avec la Fédération de padel que nous avons en quelque sorte intégrée. De cette façon, les terrains de padel se construisent dans nos clubs de tennis. J'ai tout de suite prêché pour un rapprochement entre ces deux disciplines car elles sont complémentaires.

Par Jérôme Fechter


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